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Robert Rauschenberg

Combines (1953-1964)

Expositions au Centre

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11 octobre 2006 - 15 janvier 2007
11h00 - 21h00

Galerie 2 Plan d'accès Plan d'accès

10€, 8€

Nocturne le jeudi jusqu'à 23h. Nocturnes supplémentaires les vendredis 5 et 12 janvier.

L'exposition Robert Rauschenberg : Combines est réalisée avec le soutien de Plastic Omnium

Robert Rauschenberg : « Monogram » 1955-1959, Moderna Museet, Stockholm
Robert Rauschenberg : « Monogram » 1955-1959, Moderna Museet, Stockholm
© Robert Rauschenberg Licensed by VAGA, New York - Adagp, Paris 2006
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Robert Rauschenberg

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Peintures, sculptures, collages, performances, scénographies, chorégraphies, décors et costumes de théâtre… : Robert Rauschenberg peut être considéré comme le précurseur de pratiquement tous les mouvements artistiques de l'après-guerre depuis l'expressionnisme abstrait américain.

Pourtant, le fait d'avoir travaillé avec un large éventail de thèmes, de styles, de matériaux et de techniques lui a toujours permis de préserver son indépendance artistique. L'exposition au Centre Pompidou se focalise pour la première fois sur la production des Combines réalisées entre 1954 et 1961 en présentant des oeuvres célèbres de cette série comme Monogram (1955-1959) et d'autres montrées au public pour la première fois.

Dès 1953, au retour d'un voyage en Europe et en Afrique du Nord, Rauschenberg travaille à la série des Red Paintings considérées comme les premières ébauches des Combines : assemblages abstraits de différents types de matériaux recouverts de peinture suivant une méthode de combinaison de thèmes disparates, dont la plupart des motifs prendront définitivement place dans son registre iconographique. Sans aucune hiérarchie sont ainsi mélangés des objets trouvés, des images de la culture populaire et des médias, des références aux chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art et à la mythologie et des éléments plus strictement typographiques. C'est à partir de cette même année que Robert Rauschenberg emploie le terme « Combine » pour désigner cette série d'oeuvres dans lesquelles il intègre images et objets du monde réel à la peinture abstraite, abolissant de la sorte les frontières entre peinture et sculpture.

De fait, ces oeuvres fondent le dialogue permanent de l'artiste avec les différents médias techniques, entre l'artisanat et le ready-made, entre la technique gestuelle du pinceau et l'image reproduite mécaniquement. Allant à l'encontre des dogmes alors en vigueur de l'expressionnisme abstrait, les Combines ont réintroduit dans l'histoire de l'art une imagerie reconnaissable issue de la vie quotidienne.

Pour Robert Rauschenberg, « un tableau ressemble davantage au monde réel s'il est réalisé avec des éléments du monde réel. (…) Je ne veux pas qu'un tableau ressemble à autre chose qu'à ce qu'il est. »

Parmi les plus célèbres oeuvres de cette série se trouvent Monogram (1955–1958) : une chèvre angora empaillée « entourée » d'un pneu de voiture sur une toile posée à l'horizontale sur laquelle reposent débris en tous genres ou encore Satellite (1955) dans laquelle un faisan empaillé se promène sur le châssis d'une toile abstraite. Voir le parcours de l'exposition.

Grâce à une sensibilité ouverte à la fois aux objets hétéroclites récupérés et à la peinture « traditionnelle », Robert Rauschenberg réussit à trouver un équilibre entre les exigences souvent contradictoires de la « vie » et de l'« art », dans le but d'ouvrir les yeux du public à son environnement réel et au phénomène artistique.


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