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Le dossier consacré à Henri Matisse offre un aperçu des principales étapes de son uvre grâce au fonds exceptionnel que rassemblent les collections du Musée national d'art moderne : 245 pièces, comprenant des dessins, des sculptures, des estampes, des peintures dont 5 uvres acquises en 2001, provenant de la succession de Mme Marie Matisse (1914-1999), veuve de Jean Matisse, fils aîné du peintre.
En 1951, alors qu'il vient d'achever le dernier grand
chantier de sa vie, la chapelle du Rosaire à Vence,
Matisse résume en quelques mots près de cinquante
ans de travail : « Cette chapelle
est pour moi l'aboutissement de toute une vie de travail
et la floraison d'un effort énorme, sincère et difficile. »
La longévité de son activité n'a pour équivalent que
celle de Picasso, son contemporain, mais à
la différence de ce dernier, Matisse a constitué une
uvre qui n'obéit qu'à une seule idée, la recherche
d'un équilibre des couleurs et des formes, qu'il parvient
à la fin de sa vie à imprimer à la matière, mais comme
il y insiste lui-même, non sans effort.
On apprend en effet de Matisse que, du premier tableau
qui le fait remarquer en 1904, Luxe, calme et
volupté, à la chapelle de Vence, la simplicité,
la fraîcheur, l'éclat évident et immédiatement perceptible
qui caractérisent son uvre n'ont pas vu le jour
sans une longue méditation.
Pour réconcilier la couleur et le dessin grâce aux
gouaches découpées, il lui a fallu recourir alternativement
à la sculpture et aux aplats de couleur, c'est-à-dire
abstraire la ligne de la couleur et inversement, afin
de circonscrire leur puissance respective.
Pour que « art et décoration »
ne soient « qu'une seule et même chose »,
il a interrogé l'architecture et perçu comment la
peinture peut la transfigurer.
Enfin, pour que la peinture devienne cet « art
d'équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet
inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur
cérébral, pour l'homme d'affaires aussi bien que pour
l'artiste des lettres, par exemple, un lénifiant,
un calmant cérébral, quelque chose d'analogue à un
bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques »
comme il le disait dès 1908, Matisse a suivi son intuition
originelle. Il a ainsi traversé les grands courants coloristes
d'un demi-siècle d'histoire de l'art, le divisionnisme,
le fauvisme, l'abstraction, sans s'y perdre.
Il lui a fallu aussi beaucoup voyager, en Bretagne,
dans le midi, s'ouvrir à l'Orient en se rendant au
Maroc, voir l'Amérique et l'Océanie.
Au terme de cette odyssée dans la couleur et au fil de l'arabesque, Matisse est devenu pour les artistes de la génération suivante, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, « l'oasis Matisse » comme le disait André Masson. Les peintres de l'abstraction américaine des années cinquante et soixante, de Rothko à Kelly, de Sam Francis à Motherwell, comme Hantaï et Viallat en France dans les années soixante, ont puisé dans la fraîcheur de son uvre leur source d'inspiration.
« Regarder toute la vie avec des yeux d'enfants »
Henri Matisse
Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954
Fils d'un marchand de grains, Henri Matisse entreprend
tout d'abord des études de droit et exerce la fonction
de clerc d'avoué dans un cabinet notarial de Saint-Quentin
dans l'Aisne.
À l'occasion d'une convalescence, il commence
modestement à dessiner. Cette première expérience
le conduit, en 1891, à s'installer à Paris pour apprendre
la peinture. Ses professeurs sont le peintre académique
Bouguereau, puis Gustave Moreau, plus
proche des mouvements d'avant-garde contemporains.
Il découvre ensuite l'impressionnisme, Turner,
Cézanne, Gauguin, Van Gogh
En 1904, après sa rencontre avec Signac, théoricien de la méthode divisionniste inaugurée par Seurat, il peint Luxe, calme et volupté. Mais cette toile ne le satisfait pas : « Mes couleurs dominantes, sensées être soutenues et mises en valeur par les contrastes, étaient en fait dévorées par les contrastes, que je faisais aussi importants que les dominantes. Ceci m'amena à peindre par aplats : ce fut le fauvisme. »
En 1905, Matisse expose au Salon d'Automne un portrait de sa femme, La Femme au chapeau, qui fait scandale. Gertrude Stein raconte : « Les visiteurs pouffaient en regardant la toile, et on essayait de la lacérer. » Cependant, bien que décrié, le peintre sort de l'anonymat et s'impose comme chef de file d'une nouvelle école avant-gardiste.
À partir de cet événement, il ne cesse d'exposer
et de vendre ses toiles. En 1909, notamment, le riche
collectionneur russe Chtchoukine lui commande
deux compositions, La Danse et La Musique.
L'aisance matérielle que lui confère son succès lui
permet d'effectuer divers voyages, comme ses deux
visites au Maroc entre 1912 et 1913, qui enrichissent
son uvre.
Non mobilisé pendant la guerre, Matisse a alors 45
ans, il reste à Collioure, puis s'installe à Nice,
où, jusqu'à la fin des années 20, il travaille presque
exclusivement sur le thème du corps féminin.
En 1930, la recherche d'une autre lumière et d'un autre espace le conduit à entreprendre un long voyage pour Tahiti. De cette île, il ramène des photographies, des croquis, mais surtout des souvenirs. Ce n'est que bien plus tard qu'il parvient à intégrer l'expérience tahitienne à sa pratique picturale, à travers les gouaches découpées. À partir de 1941 et après une lourde opération chirurgicale, ce nouveau procédé donne naissance à ses ultimes chefs-d'uvre dont Jazz en 1947, La Tristesse du roi, 1952, ou les projets pour la Chapelle de Vence entre 1948 et 1951.
Tout au long de son uvre Matisse travaille la
sculpture afin de perfectionner son approche de la
ligne. Avec la série des Nus de dos qui s'étend
de 1909 à 1930, il affronte tour à tour les problèmes
picturaux qu'il rencontre: le tracé des figures monumentales (la réalisation de Nu de dos I, 1909, est
contemporaine de celle des grandes compositions La
Musique et La Danse), le rapport forme
et fond (les fresques destinées à la Fondation Barnes
sont réalisées en 1930 comme Nu de dos IV).
Toutefois, bien que la série ne semble pas avoir été
conçue pour être présentée en une seule entité (la
fonte des pièces en bronze n'a été faite qu'après
la mort de Matisse), ces quatre sculptures constituent
un ensemble plastique.
Les études s'accordent pour dire que Matisse a produit chaque nouvel état à partir du précédent, en retaillant successivement les épreuves de plâtre. Ainsi, le sein, la main, la chevelure sont de plus en plus schématisés, le déhanché du corps se perd au profit d'un axe central qui assimile la figure à une colonne engagée, le motif s'évanouit petit à petit pour ne faire qu'un avec le fond. À travers cette série, Matisse s'achemine vers une figure de plus en plus indépendante de son modèle et de la représentation. Chaque pièce est une étape vers une synthèse et une autonomie de la forme.
Henri Matisse, « Il faut regarder
toute la vie avec des yeux d'enfants »,
propos recueillis par Régine Pernoud, Le Courrier
de l'U.N.E.S.C.O., vol. VI, n°10, octobre 1953.
Repris par Dominique Fourcade, Henri Matisse.
Écrits et propos sur l'art, Hermann, Paris, deuxième
édition, 1992, pp. 321-323.
CRÉER, c'est le propre de l'artiste ; - où il n'y
a pas de création, l'art n'existe pas. Mais on se
tromperait si l'on attribuait ce pouvoir créateur
à un don inné. En matière d'art, le créateur authentique
n'est pas seulement un être doué, c'est un homme qui
a su ordonner en vue de leur fin tout un faisceau
d'activités, dont l'uvre d'art est le résultat.
C'est ainsi que pour l'artiste, la création commence
à la vision. Voir, c'est déjà une opération créatrice,
ce qui exige un effort. Tout ce que nous voyons, dans
la vie courante, subit plus ou moins la déformation
qu'engendrent les habitudes acquises, et le fait est
peut-être plus sensible en une époque comme la nôtre,
où cinéma, publicité et magazines nous imposent quotidiennement
un flot d'images toutes faites, qui sont un peu, dans
l'ordre de la vision, ce qu'est le préjugé dans l'ordre
de l'intelligence. L'effort nécessaire pour s'en dégager
exige une sorte de courage ; et ce courage est indispensable
à l'artiste qui doit voir toutes choses comme s'il
les voyait pour la première fois: il faut voir toute
la vie comme lorsqu'on était enfant ; et la perte
de cette possibilité vous enlève celle de vous exprimer
de façon originale, c'est-à-dire personnelle.
Pour prendre un exemple, je pense que rien n'est plus
difficile à un vrai peintre que de peindre une rose,
parce que, pour le faire, il lui faut d'abord oublier
toutes les roses peintes. Aux visiteurs qui venaient
me voir à Vence, j'ai souvent posé la question : « Avez-vous
vu les acanthes, sur le talus qui borde la route ? »
Personne ne les avait vues ; tous auraient reconnu
la feuille d'acanthe sur un chapiteau corinthien,
mais au naturel le souvenir du chapiteau empêchait
de voir l'acanthe. C'est un premier pas vers la création,
que de voir chaque chose dans sa vérité, et cela suppose
un effort continu.
Créer, c'est exprimer ce que l'on a en soi. Tout effort
authentique de création est intérieur. Encore faut-il
nourrir son sentiment, ce qui se fait à l'aide des
éléments que l'on tire du monde extérieur. Ici intervient
le travail, par lequel l'artiste s'incorpore, s'assimile
par degrés le monde extérieur, jusqu'à ce que l'objet
qu'il dessine soit devenu comme une part de lui-même,
jusqu'à ce qu'il l'ait en lui et qu'il puisse le projeter
sur la toile comme sa propre création.
Lorsque je peins un portrait, je prends et je reprends
mon étude, et c'est chaque fois un nouveau portrait
que je fais : non pas le même que je corrige, mais
bien un autre portrait que je recommence ; et c'est
chaque fois un être différent que je tire d'une même
personnalité. Il m'est arrivé, souvent, pour épuiser
plus complètement mon étude, de m'inspirer des photographies
d'une même personne à des âges différents : le portrait
définitif pourra la représenter plus jeune, ou sous
un aspect autre que celui qu'elle offre au moment
où elle pose, parce que c'est cet aspect qui m'aura
paru le plus vrai, le plus révélateur de sa personnalité
réelle.
L'uvre d'art est ainsi l'aboutissement d'un
long travail d'élaboration. L'artiste puise autour
de lui tout ce qui est capable d'alimenter sa vision
intérieure, directement, lorsque l'objet qu'il dessine
doit figurer dans sa composition, ou par analogie.
Il se met ainsi en état de créer. Il s'enrichit intérieurement
de toutes les formes dont il se rend maître, et qu'il
ordonnera quelque jour selon un rythme nouveau.
C'est dans l'expression de ce rythme que l'activité
de l'artiste sera réellement créatrice ; il lui faudra,
pour y parvenir, tendre au dépouillement plutôt qu'à
l'accumulation des détails, choisir, par exemple,
dans le dessin, entre toutes les combinaisons possibles,
la ligne qui se révèlera pleinement expressive, et
comme porteuse de vie ; rechercher ces équivalences
par lesquelles les données de la nature se trouvent
transposées dans le domaine propre de l'art. Dans
la Nature morte au magnolia, j'ai rendu par
du rouge une table de marbre vert ; ailleurs, il m'a
fallu une tache noire pour évoquer le miroitement
du soleil sur la mer ; toutes ces transpositions n'étaient
nullement l'effet du hasard ou d'on ne sait quelle
fantaisie, mais bien l'aboutissement d'une série de
recherches, à la suite desquelles ces teintes m'apparaissaient
comme nécessaires, étant donné leur rapport avec le
reste de la composition, pour rendre l'impression
voulue. Les couleurs, les lignes sont des forces,
et dans le jeu de ces forces, dans leur équilibre,
réside le secret de la création.
Dans la chapelle de Vence, qui est l'aboutissement
de mes recherches antérieures, j'ai tenté de réaliser
cet équilibre de forces, les bleus, les verts, les
jaunes des vitraux composent à l'intérieur une lumière
qui n'est à proprement parler aucune des couleurs
employées, mais le vivant produit de leur harmonie,
de leurs rapports réciproques ; cette couleur-lumière
était destinée à jouer sur le champ blanc, brodé de
noir, du mur qui fait face aux vitraux, et sur lequel
les lignes sont volontairement très espacées. Le contraste
me permet de donner à la lumière toute sa valeur de
vie, d'en faire l'élément essentiel, celui qui colore,
réchauffe, anime au sens propre cet ensemble dans
lequel il importe de donner une impression d'espace
illimité en dépit de ses dimensions réduites. Dans
toute cette chapelle, il n'y a pas une ligne, pas
un détail qui ne concourt à donner cette impression.
C'est en ce sens, il me semble, que l'on peut dire
que l'art imite la nature: par le caractère de vie
que confère à l'uvre d'art un travail créateur.
Alors l'uvre apparaîtra aussi féconde, et douée
de ce même frémissement intérieur, de cette même beauté
resplendissante, que possèdent aussi les uvres
de la nature. Il faut un grand amour, capable d'inspirer
et de soutenir cet effort continu vers la vérité,
cette générosité tout ensemble et ce dépouillement
profond qu'implique la genèse de toute uvre
d'art. Mais l'amour n'est-il pas à l'origine de toute
création ?
1904
Première exposition de Matisse à la galerie Ambroise
Vollard, Paris.
1905
Luxe, calme et volupté, peint durant l'été
précédent à Saint-Tropez, est exposé au Salon des
Indépendants et acheté par Signac. D'autres toiles
sont présentées au Salon d'automne aux côtés d'uvres
de Derain, Vlaminck, Marquet... dans une salle que
le critique d'art Louis Vauxcelles, déjà à l'origine
du terme « cubisme », surnomme
« la cage aux fauves ». Un nouveau
mouvement est né dont Matisse est le chez de file.
1906
Matisse séjourne à Biskra en Algérie, et à Collioure,
fasciné par le paysage méditerranéen.
1907
Ayant acquis une certaine notoriété, il enseigne dans
une école créée par un groupe d'admirateurs.
1908
Alfred Stieglitz organise dans sa galerie new-yorkaise,
le 291, la première exposition de ses uvres
aux Etats-Unis.
1909
Le collectionneur russe Chtchoukine lui commande deux
panneaux décoratifs, La Danse et La Musique.
1910
Exposition rétrospective à la galerie Bernheim-Jeune,
Paris.
1911
Matisse voyage à Séville, à Collioure, à Moscou où
il étudie les icônes, puis passe l'hiver 1911-1912
à Tanger : il découvre la lumière aveuglante du Maroc.
1913
Les peintures réalisées au Maroc et des travaux récents
sont exposés à Paris, en même temps que 17 uvres
sont accrochées à la grande exposition internationale,
l'Armory Show, à New York.
1914
À la déclaration de guerre, non mobilisé en
dépit de sa demande, Matisse s'installe à Collioure
où il se lie d'amitié avec le plus intellectuel des
peintres cubistes, Juan Gris.
1918
La galerie Paul Guillaume organise une exposition
qui confronte ses uvres à celles de Picasso.
1920
Matisse réalise les décors et les costumes pour le
ballet de Diaghilev, Le Chant du rossignol,
musique de Stravinsky.
1924
Première grande rétrospective à Copenhague.
1927
Matisse obtient le prestigieux prix Carnegie.
1930
Il entreprend son voyage à Tahiti, en faisant escale
à New York et à San Francisco.
Il commence à illustrer les poésies de Mallarmé, et
accepte du Docteur Barnes la commande de trois panneaux
décoratifs pour sa Fondation de Merion, Pensylvannie.
1937
Les Ballets russes de Diaghilev lui commandent un
nouveau décor pour Rouge et Noir.
1938
Matisse s'installe à l'hôtel Régina de Cimiez, où
il réalisera la plupart de ses derniers chefs-d'uvre.
1941
Une lourde opération chirurgicale le contraint à l'immobilité,
il travaille couché, avec l'aide d'assistantes.
1944
Sa femme et sa fille sont arrêtées pour faits de résistance.
Matisse, resté dans le midi, illustre Les Fleurs
du mal de Baudelaire.
1947
Publication de Jazz par l'éditeur Tériade.
1948
Il commence à travailler au programme décoratif de
la chapelle du Rosaire pour les Dominicaines de Vence
qui sera inaugurée par le père Couturier en 1951.
1950
Matisse est lauréat de la 25e Biennale de Venise.
1952
Ouverture du Musée Matisse au Cateau-Cambrésis, ville
natale de l'artiste.
À consulter sur Internet
- Le site du Musée Matisse de Nice (français, anglais)
- Matisse dans les collections du Mnam
![]()
- Un site sur les relations entre Matisse et Picasso (en anglais)
![]()
- Le dossier "Matisse, l'odyssé dans la couleur" sur le site
Public handicapé, Centre Pompidou ![]()
- Le site de l’exposition De Matisse à Malevich, Hermitage Amsterdam, 2010 ![]()
À consulter au Salon des visiteurs![]()
- À vif dans la couleur - La Tristesse du roi, réalisation Alain Jaubert, 32 mn, vidéo
Essais sur Henri Matisse
- Paule Laudon, Matisse : le voyage en Polynésie,
Adam Biro, Paris, 1999.
- Yve-Alain Bois, Matisse et Picasso, Flammarion,
Paris, 1999.
- Eric de Chassey, La violence décorative : Matisse
dans l'art américain, Jacqueline Chambon, Nîmes,
1998.
- Xavier Girard, Matisse, « une splendeur
inouie », Découvertes Gallimard, Paris,
1993.
- Pierre Schneider, Matisse, Flammarion,
Paris, 1984, nouvelle édition mise à jour 1992.
- Louis Aragon, Matisse, Roman, Gallimard,
Paris, 1971.
Catalogues dexposition
- Henri Matisse, Ellsworth Kelly : dessins
de plantes, Ed. du Centre Pompidou, Paris, 2002
- Le Maroc de Matisse, Institut du monde
arabe, Gallimard, Paris, 1999
- Matisse et l'Océanie : le voyage à Tahiti,
Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 1998.
- Matisse, la collection du Centre Georges
Pompidou, exposition « Hors les murs »
du Musée national d'art moderne, Musée des beaux-arts
de Lyon, coédition Centre Georges Pompidou - RMN,
1998
- Henri Matisse 1904-1917, Ed. du Centre
Pompidou, Paris, 1993
- uvres de Henri Matisse, Collections
du Musée national d'art moderne, Ed. du Centre Pompidou,
Paris, 1989.
Textes d'Henri Matisse
- Henri Matisse, Ecrits et propos sur l'art,
édition établie par Dominique Fourcade, Hermann, Paris,
1972.
- Matisse, Rouveyre : correspondance, Flammarion,
Paris, 2001.
- Bonnard, Matisse : correspondance, 1925-1946,
Gallimard, Paris,1991.