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Les Revues Parlées Histoire des Trente 1977-2007
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1997
JERÔME BEL
Jerôme bel
26 octobre 07 à 19h30, Petite salle

77 79 84 97 82 78
83 93 90 91 98 86
81 92 88 85 07 00
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Né en 1964, formé au Centre national de danse contemporaine d’Angers, Jérôme Bel a été assistant à la mise en scène de Philippe Decouflé pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver à Albertville en 1992. Sa première pièce, nom donné par l’auteur , l’impose comme l’un des chorégraphes les plus inventifs et inclassables de la scène contemporaine. En 1995, Jérôme Bel, sa seconde création, pièce éponyme et œuvre d’anthologie pour danseurs nus, devient l’emblème des nouvelles tendances des années 1990.

En collaboration avec Vidéodanse .

Rencontre présentée par Marianne Alphant

1995 par François Cusset
L'année de la première Gay Pride française et des nouveaux militantismes sexuels voit le Centre poser la question de la sexuation du travail artistique ("Masculin féminin : le sexe de l'art"). L'année d'un best-seller monovalent relisant tout le 20e siècle à la lumière du "crime" communiste, Le Passé d'une illusion de François Furet, voit aussi le Centre interroger "l'Histoire au risque de Foucault", histoire(s) par le bas à rebours de l'histoire des vainqueurs. L'année du plus vaste mouvement social en France depuis Mai 68, mobilisation imprévue et joyeusement contagieuse contre les réformes de la protection sociale projetées par le gouvernement d'Alain Juppé, voit encore le Centre rendre hommage à Elias Canetti, dont Masse et puissance et son approche matérialiste des énergies collectives ne sont pas sans éclairer les surprises sociales de l'an 95. L'année où s'emballe en France, à titre rétrospectif, une hystérie anticommuniste qui relève souvent de la haine de soi voit même le Centre choisir de revenir sur le passé soviétique sous l'angle singulier, plus orwellien que "furetien", de l'esthétique de la peur ordinaire ("URSS, la terreur et le kitsch"). Et l'année de quelques expositions d'artistes immenses ordinairement mal (ou peu) exposés en France, de Louise Bourgeois à Constantin Brancusi, est aussi l'année où l'on change enfin les photos officielles dans les mairies et les écoles de France - Chirac succédant à Mitterrand à l'Elysée, après quatorze ans passés sous la férule de "tonton". Pareilles synesthésies ont bien sûr leurs limites : échos et croisements restent arbitraires, et l'actualité comme la subjectivité y feront seules un tri drastique, péremptoire et injustifiable. Et puis tout n'y rentre pas: comment rendre compte en 1995, au Centre ou ailleurs, de l'assassinat du premier ministre israélien Ytzhak Rabin ou du choix du philosophe Gilles Deleuze de se défénestrer ? Suivre le fil de quelques convergences, de quelque continuité souterraine, ne doit pas faire oublier non plus l'énigme des fils interrompus, la violence soudaine des discontinuités: des choses ont lieu, sans texte ni contexte, qui échappent aux liens du sens - autre axiome non-écrit du Centre. Tous les textes de François Cusset -->


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