10011000 musée 2.0 01 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 10011000 01000011 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 01010001 10011000 01000011 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 0101000_

 

E - Museum
Héritage numérique, l’Art Contemporain et sa relation avec le web 2.0_

 Par Peter Weibel, Directeur, ZKM, Karlsruhe

 

Les premières tentatives d’expansion du musée au-delà de son espace physique ont été riches d’expérience et d’enseignement ; il s’agit du « musée imaginaire » d’André Malraux en 1947 puis de « l’école sans murs » de Marshall McLuhan (dans « Explorations in Communication », 1960). Depuis, le réseau Internet s’est développé à l’échelle de la planète et fournit des plateformes virtuelles où le consommateur peut exposer sa propre créativité, à l’instar de Flickr, MySpace et YouTube.

Avec SecondLife, le web a basculé dans la 3D et la représentation spatiale des œuvres d’art et de leur environnement. Lieux d’accueil des artistes du Net, le musée agit aussi désormais au-delà de ses frontières physiques et de la temporalité de ses accrochages. Ces potentialités reformulent le rapport de l’œuvre d’art et du musée mais aussi la relation du visiteur et du musée. Puisque le contenu généré par l’utilisateur est au cœur du système Web 2.0, quel impact aura la conduite d’un consommateur devenu utilisateur sur le comportement du visiteur d’un musée ?

Questionnement philosophique sur le patrimoine numérique et exemples des réalisations du ZKM - comme une version virtuelle de sa collection, le ZKM sur SecondLife et le contenu généré par les visiteurs des espaces d’exposition - rythmeront cette intervention.

Janvier 2008.

 

Artiste, commissaire et théoricien de l’art et de l’histoire de l’art en rapport avec l’histoire des technologies et des sciences, Peter Weibel dirige depuis 1999 le Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) de Karlsruhe (Allemagne). Ce centre dédié aux arts médiatiques combine des structures de recherche, de production, d’exposition et de documentation. L’œuvre personnelle de l’artiste autrichien pratique divers média, formes et techniques : texte, sculpture et installation, performance, musique, cinéma, vidéo et électronique. Conférences et articles rendent compte de son approche critique de l’art contemporain, de l’histoire et la théorie des média et de la philosophie. Peter Weibel a été directeur artistique du festival Ars Electronica de Linz (1992-95) puis de la Neue Galerie au Landesmuseum Joanneum de Graz (1993-98).

 

 

La collection et Tate Online : une approche holistique_

 Par John Stack, Directeur de Tate Online, Tate, Londres 

  

La Tate a pour mission de « développer la compréhension et la délectation du public » envers l’art. Le succès de cette mission dépend largement de la présentation des collections de la Tate. Cependant, seulement une petite partie de la collection de la Tate peut être exposée simultanément, en dépit de la surface offerte par ses quatre établissements. Le site Internet ménage un accès aux œuvres en réserves et rend aussi la Tate accessible à ceux qui ne peuvent visiter ses espaces.

Les 65 000 œuvres de la collection ont été numérisées, indexées thématiquement et diffusées en ligne. Le contenu éditorial, en constante alimentation, consiste en notices, bibliographies, interviews filmées d’artistes et autres formes de production documentaire.

La présentation de la collection en ligne comme une entitæ propre ouvre des perspectives ræjouissantes grâce aux potentialités offertes par les technologies Web émergentes en matière de recherche approfondie et d’interfaces d’exploration. Une œuvre, un artiste ou un thème peut être ainsi le point de départ d’une navigation à travers les collections.

A partir des informations traitées dans les bases de données de la collection de la Tate mais aussi de ressources tierces, on peut envisager, par exemple, de visualiser la place d’une œuvre dans le parcours d’un artiste ou son rapport à d’autres œuvres, voir comment d’autres artistes ont traité le même thème à la même époque ou dans un autre temps, etc.

Des obstacles majeurs sont toutefois à franchir avant d’aboutir à un tel résultat. En premier lieu, la performance d’un système d’information complexe dépend de la qualité de ses données. Certaines imperfections, aujourd’hui invisibles dans l’actuel site, pourrait devenir manifestes une fois mise en place une interface visuelle enrichie.

Enfin, ce genre d’exploration ne donne qu’un apercu partiel de la carrière d’un artiste, d’un thème donné ou d’un mouvement, en raison des lacunes, des forces et des faiblesses de la collection de la Tate. Il est donc nécessaire d’envisager les liens et des collaborations avec d’autres collections et centres de ressources afin de permettre à l’utilisateur de poursuivre sa navigation.

 Janvier 2008.

 

John Stack est directeur de Tate Online. Il a étudié la littérature et la philosophie. Après avoir eu la responsabilité éditoriale des collections consacrées aux artistes contemporains aux éditions Phaidon, John Stack a rejoint la Tate dont il est devenu le rédacteur-en-chef de Tate Online.

 

 

--> Télécharger le document au format .pdf_

--> Consulter tout le programme de la journée_

 

 

 

10011000 musée 2.0 01 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 10011000 01000011 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 01010001 10011000 01000011 01010001 11111110 10011110 00100000 10011000 01000011 0101000_