L'œuvre Fétiche Yombe ou Woyo, (Zaïre) - Centre Pompidou

L'œuvre

Fétiche Yombe ou Woyo, (Zaïre)

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Reproduction d'une œuvre

Crédit photographique : © Service de la documentation photographique du MNAM - Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP
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À propos de l'œuvre

Anonyme

Fétiche Yombe ou Woyo, (Zaïre)

(Figure Nkondé)

Bois, clous, fragments métalliques, chaînette, traces de polychromie

97,5 x 47 x 28 cm

Autour du cou, la chaînette porte une pièce de 10 centimes de 1932 (sur ce problème des ajouts, voir Francine Ndiaye dans cat. expo. "Guillaume Apollinaire, critique d'art", Paris, Pavillon des arts, 1993, p. 235)

Fétiche à clou. La position des bras le long du corps est rare, usuellement ces statues ont au moins un bras dressé. A l'origine, il portait une barbe postiche et ses yeux étaient incrustés de fragments de miroir ou de faïence

Achat grâce à un don de Jean Alvarez de Toledo 1986

Numéro d'inventaire : AM 1986-78

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Cartel développé du Musée national d’art moderne, rédigé dans le cadre du nouvel accrochage des collections modernes, 2015-2016

Les fameux « fétiches à clous » de l’aire culturelle kongo, au niveau de l’embouchure du fleuve Zaïre, ont focalisé l’attention, depuis les premiers missionnaires aux collectionneurs. Ces objets magiques à l’attitude vindicative, hérissés de clous et de lames de fer, sont porteurs d’amalgames mystérieux. Ils étaient des instruments de paix, des chasseurs de sorciers, utilisés dans un but de guérison et de résolution des problèmes. Cette statue a appartenu à Guillaume Apollinaire, grand collectionneur d’art « nègre » comme ses amis cubistes, Braque et Picasso. Le poète saluait dans les arts ...

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Service de l’information des publics et de la médiation

Extrait du catalogue Collection art moderne - La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne , sous la direction de Brigitte Leal, Paris, Centre Pompidou, 2007

Les fameux « fétiches à clous » de l’aire culturelle kongo, au niveau de l’embouchure du fleuve Zaïre, ont toujours focalisé l’attention : des missionnaires aux collectionneurs, ces objets magiques à l’attitude vindicative, hérissés de clous et de lames de fer, porteurs d’amalgames mystérieux, ont stimulé l’imagination. Diabolisés à cause de leur esthétique ambiguë, ils ont été détruits par autodafés dès la fin du XVe siècle, au moment de la première évangélisation du royaume kongo, à la suite de la conversion de son souverain Afonso Ier. Les grands « fétiches », ainsi que les dénommèrent ...

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Hélène Joubert

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