L'évènement L'oeil écoute - Centre Pompidou

L'évènement

L'oeil écoute

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Visuel d'un événement

Crédit photographique : © Jean-Claude Planchet - Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

À propos de l'événement

L'oeil écoute

Musée

4 mai 2017 - 1er avril 2018

de 11h à 21h
Musée - Niveau 5 - Centre Pompidou, Paris

Accès avec le billet Musée et expositions

Une fois par an, jalonnant le parcours des collections du Centre Pompidou, une nouvelle séquence d’expositions-dossiers propose au visiteur une relecture de l’histoire de l’art du 20e siècle à travers un thème. De traverses en vitrines, de vitrines en salles, ces espaces d’étude et de recherche, qui émaillent la visite, permettent d’éclairer les strates de l’histoire de l’art moderne : après une séquence consacrée aux « Passeurs », ces historiens, critiques d’art et amateurs éclairés qui ont tant contribué à son écriture, après « Politiques de l’art » qui a souligné l’engagement des artistes p...

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Commissaire : Mnam/Cci, Nicolas Liucci-Goutnikov

De salle en salle

Assemblage, Environments & Happenings

Assemblage, Environments & Happenings est le titre du livre légendaire d’Allan Kaprow écrit entre 1959 et 1961 et publié en 1966. Dans cet ouvrage, l’artiste réunit les expériences conçues autour du happening par Jim Dine, Red Grooms, Robert Whitman, Claes Oldenburg, Yayoi Kusama, George Brecht et Robert Watts entre autres. Kaprow et Oldenburg travaillent dans une grande proximité et ont tous les deux produit, pour la galerie Judson et la galerie Reuben, des environnements et des événements plaidant la continuité entre l’art et la vie. Les matériaux utilisés pour ces créations sont éphémèr...

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L’instrument de musique, sous l’œil du photographe

L’instrument de musique est un motif récurrent de l’iconographie de l’avant-garde photographique. Dans les années 1920 et 1930, en réaction aux représentations classiques du réel, les « nouveaux » photographes adoptent une approche plus expérimentale, en exploitant les possibilités multiples offertes par l’appareil. Ouïes, cordes, archers, volutes ou soufflets d’accordéons sont particulièrement appréciés pour leur aspect insolite ou les jeux d’ombres et de lumières qu’ils permettent. Pris en gros-plan, fragmentés par le cadrage, les instruments se transforment parfois jusqu’à l’abstr...

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« Beautés d’indifférence » : Esthétique du hasard en musique et dans les arts visuels

Tout au long du 20e siècle, l’idée de hasard a profondément marqué la création moderne, de la musique aux arts plastiques, ouvrant des ponts entre ces deux disciplines. Dès les années 1910, ce que le hasard comporte d’incongru et de destructeur permet à Dada de laisser libre cours à son esprit réfractaire à toute norme. Avec les 3 Stoppages-étalon (1913), que Marcel Duchamp définit comme son « premier usage du hasard en tant que médium », la création plastique s’affranchit des canons du Beau pour se tourner vers l’expérimentation. John Cage, initié au jeu d’échecs par Duchamp, fait sienne...

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Les soirées de Paris (1905-1930)

De Montmartre aux boulevards de Montparnasse, les soirées de Paris du début du 20e siècle rapprochent des êtres hétéroclites. Rive gauche au Bal Bullier, les Delaunay, Blaise Cendrars ou Apollinaire se réunissent pour danser. On y donne des « bals travestis » et des « bals banals ». Boulevard Raspail, Guillaume Apollinaire et les artistes de l’avant-garde se rencontrent chez la baronne d’Oettingen. On y croise Léopold Survage qui a un petit atelier attenant à l’appartement. Rive droite, aux Folies Bergère, Kees Van Dongen observe les danseuses, tandis que rue Victor Massé celles du Bal Ta...

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Le musicien photographié

Qui incarne mieux la musique que celui ou celle qui la performe ? Populaire, jouant pour tous dans la rue, ou posant dans l’intimité du studio photographique, le musicien offre plusieurs visages. Dans les années 1910 et 1920, avant son exil à Paris, André Kertész (1894-1985) s’intéresse aux violonistes ou accordéonistes de son pays natal, la Hongrie. À cette même période, à Cologne, August Sander (1876-1964) dirige également son appareil vers ces formations musicales ambulantes. Dans son studio professionnel, il réalise aussi de nombreux portraits de musiciens illustres. Ce type d’images,...

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L’abstraction et le modèle musical

À sa naissance, l’abstraction a eu besoin de s’autoriser de quelques modèles. La musique a été l’un des plus importants. À une peinture qui cherchait à se libérer de la représentation, la musique a offert un puissant cadre conceptuel. Les titres de plusieurs œuvres pionnières de l’abstraction, chez Kupka et Kandinsky par exemple, renvoient d’ailleurs à la musique. Si la peinture pouvait se faire abstraite, pure, comme la musique, une dimension essentielle de celle-ci lui échappait pourtant : le temps, le mouvement. L’abstraction picturale va trouver dans le film le moyen de se « musicaliser » ...

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Poésie sonore

Les années 1960 vivent une formidable énergie créative sur le terrain de l’invention poétique. C’est l’alchimie des expérimentations « verbo-voco-visuelles », selon les mots du théoricien Marshall McLuhan. Une génération de créateurs exploite les potentialités sonores et visuelles du langage dans des formes innovantes d’écriture et de lecture. C’est ici l’expérience d’écoute et de vision qui s’élargit en renouant avec la fibre « optophonétique » des dadaïstes. Les adeptes de la poésie sonore sont également attentifs aux nouvelles expressions musicales performées dans le cadre du Domaine musica...

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Artaud, le cri du corps

La découverte du théâtre balinais, lors de l’Exposition coloniale de 1931 à Paris, joue un rôle crucial dans la construction théâtrale d’Antonin Artaud. Devant le « gamelan », ensemble traditionnel de percussions, Artaud est frappé par le lien intime qu’entretiennent musique et mouvements. Le contraste avec le théâtre occidental, placé sous l’hégémonie du texte, est saisissant. Il imagine alors un théâtre de portée chamanique, fondé sur une équivalence entre sons, parole, gestes, lumières et décors. Au-delà de ses réflexions regroupées dans Le théâtre et son double (1938), la question de la so...

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Le surréalisme et la musique : « Silence d’or »

Le silence du surréalisme face à la musique est essentiellement dû à la volonté de son fondateur, André Breton. Si ce dernier, aux côtés de Philippe Soupault et Louis Aragon, avait publié dans les premiers numéros de leur revue Littérature en 1919, des rubriques musicales signées par les compositeurs Darius Milhaud et Georges Auric, il précise dans La Révolution surréaliste le 15 juillet 1925 sa position : « Que la nuit continue donc à tomber sur l’orchestre ». Pour le poète, la création musicale apparaît être en opposition avec les fondements du groupe : l’automatisme et le modèle intérieur. ...

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Serge Diaghilev (1872-1929) et les Ballets russes

Mis à l’écart de ses fonctions en tant qu’adjoint du directeur des Théâtres impériaux, Serge Diaghilev, entouré de Michel Fokine, Léon Bakst, Alexandre Benois et d’une partie de sa troupe de danseurs, part à la conquête de Paris en inaugurant en 1909 sa première saison des Ballets russes au Théâtre du Châtelet. Habile meneur d’hommes, Diaghilev s’entoure des plus grands artistes de l’époque (compositeurs, chorégraphes, danseurs, peintres) afin d’éblouir la scène parisienne en reprenant des œuvres russes et en proposant des créations issues des nouvelles esthétiques. La réalisation de décors ar...

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Affinités électives : architecture et musique

La relation entre musique et architecture est régulièrement évoquée depuis l’Antiquité, rythmes et proportions étant ses dénominateurs communs. Elle sera l’un des axes de la théorie de l’intégration des arts. Fondées sur les travaux de mathématiciens comme Pythagore, les influences réciproques entre l’esthétique architecturale et musicale abondent : dans les principes architecturaux élaborés par Alberti ou Vitruve, les compositions musicales de Bach, la musique sérielle ou encore l’acoustique contemporaine. se distingue la collaboration entre Le Corbusier et Iannis Xenakis, à la fois comp...

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Les ballets suédois

Cocteau, Picabia, Satie, Debussy, Milhaud, Léger, Bonnard, Clair, Chirico… « Quelle troupe de ballets a jamais offert un spectacle semblable qui assemblait à la fois les musiciens les plus illustres et les peintres qui sont l’illustration de l’art contemporain français ?… » L. Handler, Comoedia (15 février 1921). Créateur, mécène et directeur des Ballets suédois, Rolf de Maré propose le 23 octobre 1920 au théâtre des Champs-Élysées sa « générale publique ». Après les Ballets russes  qui étonnent Paris depuis 1909, la troupe des Ballets suédois bouleverse très vite les codes traditionnels ...

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Brancusi et la musique

Brancusi a un lien naturel avec la musique. Même s’il n’a jamais étudié méthodiquement la musique, il avait une belle voix et il était capable de jouer du violon et de la guitare. Son compatriote, l’ethnomusicologue Constantin Brăïloiu, qui a contribué à créer les Archives internationales de musique populaire au Musée d’ethnographie de Genève, a constitué pour lui une discothèque éclectique d’environ deux cents disques réunissant des musiques de tous les pays, de l’Amérique latine à l’Inde et aux îles du Pacifiques, de la musique folklorique des pays européens au jazz américain. Habile artisan...

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La musique futuriste

La révolution musicale futuriste trouve son expression majeure dans l’œuvre de Luigi Russolo. Le 11 mars 1913, sous la forme d’une lettre adressée à son ami musicien F. Balilla Pratella, Russolo rédige un manifeste intitulé « L’art des bruits ». Selon lui, la musique faite de sons est arrivée à son terme. Pleine de bruits, la vie moderne offre à la musique une matière musicale nouvelle. L’environnement sonore des grandes villes, comme celui de la campagne, modifié par les machines, invite les artistes de son époque de se l’approprier. Incluant les bruits naturels, Russolo classe les bruits en ...

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Festivals Fluxus

Le terme Fluxus apparaît pour la première fois sur les invitations des trois conférences musicales « Musica Antiqua et Nova » organisées par George Maciunas en 1961, attestant du lien particulier qu’entretient le mouvement éponyme à la musique. En 1962 Maciunas, Dick Higgins et Alison Knowles, avec le concours d’autres artistes comme Joseph Beuys, Wolf Vostell, Giuseppe Chiari et Sylvano Bussotti, organisent une série de Fluxfestivals qui débuteront à Wiesbaden avec l’historique Fluxus Internationale Festspiele Neuester Musik. Les travaux de John Cage, Gyorgy Ligeti, Terry Riley y sont présent...

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Georges Braque, décorateur de théatre

Pour Braque, la musique tient une place essentielle. Il joue de la flûte et de l’accordéon, collectionne des instruments de musique et en représente dans ses natures mortes. Pour la compagnie des Ballets russes de Serge de Diaghilev du Théâtre de Monte-Carlo, Braque crée les rideaux de scène, les décors et les costumes de deux ballets, Les Fâcheux (1924) et Zéphire et Flore (1925). Pour Les Soirées de Paris du Comte de Beaumont, au Théâtre de la Cigale, il crée ceux de Salade (1924). Ces spectacles modernisent la comédie italienne et associent Braque aux plus brillants compositeurs et danseurs...

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Partitions

Au cours des années 1950 s’opère un rapprochement inédit entre plasticiens et musiciens autour de nouveaux modèles de notation. L’avant-garde musicale remet en cause le rôle de la partition : elle n’est plus le lieu où un compositeur fixe le détail d’une structure sonore par le moyen de la notation musicale, mais devient plutôt un matériau offert à la créativité propre de l’interprète, grâce à des notations graphiques et verbales échappant à toutes les conventions et dont il faut parfois inventer le mode d’emploi. Du côté des arts plastiques, la possibilité formulée par Marcel Duchamp d’un art...

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Erik Satie

Erik Satie se présente en 1888 comme un « gymnopédiste », ce qui lui vaut d’être admis parmi les artistes du cabaret montmartrois Le Chat Noir. Compositeur inclassable, admiré par Debussy, Milhaud et Poulenc, sa démarche apparemment marginale est en prise directe avec le contexte artistique contemporain. Ami de Brancusi, Picasso, Cendrars et Cocteau, jouant ses œuvres dans les galeries, il est fasciné par le langage et le visuel. Satie pose ses notes sur le papier comme un poète calligraphe, traçant les portées à la main, sans barre de mesure, précisant l’intention et le rythme par des formule...

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Jean Dubuffet, Expériences musicales

Cette salle est dédiée aux « expériences musicales » menées par Jean Dubuffet (1901-1985) à deux moments de son parcours : une première fois en 1960-1961 ; une seconde fois en 1973-1974. Très tôt, les réflexions de Jean Dubuffet sur la musique populaire, le jazz et la musique arabe témoignent de son aspiration à une musique libérée des conventions de la musique occidentale, à laquelle il a été confronté dès son plus jeune âge à travers l’étude assidue du piano. Au début des années 1960, les expériences sonores novatrices de Dubuffet confrontent le « peintre » au « musicien ». Les conceptions d...

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