L'œuvre Seances - Centre Pompidou

L'œuvre

Seances

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Reproduction d'une œuvre

Crédit photographique : © Guy Maddin

À propos de l'œuvre

Guy Maddin

Seances

2016

Site Internet
By Guy Maddin, Evan Johnson, Galen Johnson and the National Film Board of Canada

Invité au Centre Pompidou en 2012, le cinéaste canadien Guy Maddin avait créé pour l'occasion un studio de cinéma dans lequel il avait tourné 17 courts métrages, inspirés de films perdus ou de scénario oubliés de l’histoire du cinéma, avec quelques-uns des plus grands acteurs français : Mathieu Amalric, Charlotte Rampling ou encore Adèle Haenel.
Chaque jour, pendant deux semaines, Guy Maddin débutait le tournage d’un nouveau court métrage, en invoquant l’esprit du cinéaste et du film disparus. Il avait baptisé cette folle entreprise d’incantation fantôme SPIRITISMES. Il a ensuite poursuivi l’expérience au Centre Phi, à Montréal, où d’autres films perdus ont été tournés avec des acteurs canadiens : Clara Furey, Roy Dupuis, Louis Negin…

L’ensemble de ces films a été mis en ligne sur le site internet interactif SEANCES, que Guy Maddin avait imaginé dès l’origine du projet. A chaque visite, des fragments de films apparaissent aléatoirement, entre lesquels l’internaute peut choisir. A la fin d’un fragment, d’autres suivent, formant potentiellement un film infini. Les combinaisons proposées sont uniques. Une fois visionnées, elles disparaissent à jamais, le site SEANCES devenant ainsi lui-même une machine diabolique à fabriquer des films perdus.

« Le site web fait une sélection parmi une infinité de films perdus qu’il réarrange sous forme d’une combinaison de visitations confuses. En premier lieu commence une narration inattendue, puis, imbriquée dans celle-ci, une autre histoire perdue s’immisce à la surprise du visiteur effaré, pour que finalement un troisième film se matérialise. […] Le participant est amené à s’impliquer juste assez et à choisir ainsi s’il souhaite prolonger la séance indéfiniment, bien au-delà de la durée standard d’un long métrage, jusqu’à ce qu’il se sente rassasié par cette grande brassée d’histoires, ou s’en trouve effrayé. »
Guy Maddin