L'évènement Les rendez-vous du Forum - Centre Pompidou

L'évènement

Les rendez-vous du Forum

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Crédit photographique : © Bodet / Julliard

À propos de l'événement

Les rendez-vous du Forum

Session 5 : Beaubourg, la dernière major !

Expositions au Centre

4 - 14 novembre 2010

à 11h00 (10h00)
Foyer - Centre Pompidou, Paris

entrée libre

{URL|http://www.dailymotion.com/swf/video/xffe62?width=320&theme=none&foreground=%23F9A52F&highlight=%23FFC300&background=%23171D1B&start=&animatedTitle=&iframe=0&additionalInfos=0&autoPlay=0&hideInfos=0} Du 4 au 14 novembre, Serge Bozon investit le Centre Pompidou et revisite 100 ans de cinéma français 10 jours durant avec la complicité d'acteurs du 7ème art, d'artistes et créateurs contemporains. Cinéphile compulsif, critique amoureux du « cinéma à l'œuvre », Serge Bozon est avant tout l'un des plus brillants cinéastes français de la jeune génération, déjà auteur de trois films très remarqués dont La France, récompensé par le Prix Jean Vigo en 2007. Avec Beaubourg la dernière Major !, il s'empare pendant 10 jours du Forum du Centre Pompidou et relève ce défi, en étroite collaboration avec Pascale Bodet, elle-même réalisatrice (Impeccables garde-à-vous, Le carré de la fortune) et critique. A raison d'une décennie par jour, Barbara Carlotti, les Frères Larrieu, Jean-Pierre Mocky, Raoul Ruiz, Riad Sattouf, Paul Vecchiali, Willem ou encore Eric et Ramzy, Julie Desprairies, Benjamin Esdraffo, Marie Möör et Bertrand Burgalat, Fugu et bien d'autres dialogueront avec Emile Cohl, Louis Feuillade, Jean Painlevé, Marcel Pagnol, Eric Rohmer Ce dialogue prendra la forme de lectures chantées, de conférences performances, d'interventions musicales mais également de films inédits et de projections de raretés. Il y sera question de direction d'acteurs, de technique de production, du choix de la pellicule, d'écriture de scénario, de décors Beaubourg, la dernière Major ! c'est aussi suivre quotidiennement le tournage du nouveau film de Serge Bozon, L'Imprésario, avec Thomas Chabrol et Laure Marsac. Co-écrit avec Axelle Ropert, le film, à la fois comique, documentaire, romanesque et fictionnel est un « work in progress » où fiction et improvisation se mêlent. Le Forum devient ainsi un plateau pour le scénario d'un film à venir, un studio dans lequel le film se réalise, s'écrit et s'improvise au fil des interventions des invités et des réactions du public. Serge Bozon, dans Etoile Violette, d'Axelle Ropert © Vincent Lacotte Pascale Bodet, dans Ma Bulle, d'Anne Benhaïem L'ABC de la Dernière Major Extrait du livret de Beaubourg, la dernière Major !, textes de Serge Bozon "Au lieu des éternels "X travaille la question de l'identité sexuelle", "Y interroge la notion d'exil", "Z questionne le rapport aux images publicitaires", etc. (comme si tout artiste contemporain se devait d'abord d'être un para-philosophe), nous souhaitons axer notre occupation sur le travail artisanal de cinéastes commerciaux (à savoir ceux dont les films sortent ou sortaient en salles, ce qui exclut d'office les vidéastes, plasticiens, etc.). Le slogan de Robocop était :" 50% homme, 50% robot - 100% flic". Celui de La dernière Major pourrait être : "0% art contemporain, 0% sciences humaines, 0% transversalisme - 100% cinéma". L'exclusivité en jeu n'aura rien de patrimoniale, car il ne s'agit pas de demander à des historiens de parler de films, à des critiques de discuter avec tel ou tel auteur de films... Non, il s'agit dans l'idéal de poser à chaque fois une question artisanale à un cinéaste français contemporain, en relation à la réponse d'un ancien cinéaste français à cette même question. Question artisanale, à savoir : question de direction d'acteur, d'étalonnage, de prise de son, de technique d'animation, de technique de production, de choix de pellicule, d'écriture de gags, etc. Et la réponse du cinéaste contemporain à cette question artisanale ne prendra pas la forme d'une conférence magistrale, mais d'un exercice pratique, d'une intervention, performance si on veut, et conduira parfois à un spectacle en soirée. Nous avons en effet découvert par hasard en travaillant sur ce programme que tous les cinéastes choisis sont aussi des acteurs. En un mot : 100 ans de cinéma français revus et interprétés à la loupe de l'artisanat présent. Enfin, comme risque artisanal propre accompagnant cette traversée d'un siècle, le tournage en dix jours, dans les coulisses des interventions-spectacles, d'un film de Serge Bozon écrit par Axelle Ropert, L'imprésario, l'histoire d'un coup de foudre entre une journaliste et un imprésario qu'elle vient interviewer. Ce principe fictionnel permettra d'intégrer au montage des captures des activités quotidiennes, réactions du public incluses, tout invité se retrouvant, dans la fiction, managé par l'imprésario en question, et donc acteur du film. " En partenariat média avec : En partenariat technique avec : Programme : Première journée : 4 novembre, 1ère décennie : 1910-1920 SOIREE D'OUVERTURE 18h00 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la soirée 18h30 Premier tableau : Cohl / Sattouf Riad Sattouf choisit des films d'Emile Cohl et en fabrique la bande-son (dialoguée). Il présente l'ensemble au public. Emile Cohl (1857-1938) - cinéaste et pionnier du dessin animé (Japon de fantaisie, 1909) Riad Sattouf - dessinateur de B.D. et cinéaste (Les Beaux Gosses, 2009) 19h30 Deuxième tableau : Durand / Salvador Thomas Salvador choisit des films de Jean Durand et fait une intervention autour de la sélection choisie, centrée sur la question du mime et du burlesque, sous la forme d'une alternance de projections de courts métrages (de Jean Durand) et d'intermèdes (de lui-même) : petits films inédits inspirés par Durand et cascades solitaires en direct. Jean Durand (1882-1946) - cinéaste, films burlesques et westerns (Onésime, dresseur d'hommes et de chevaux, 1913) Thomas Salvador - cinéaste (Vincent, long métrage à venir, 2011) 20h30 Set musical par le DJ Serge Bozon Deuxième journée : 5 novembre, 2ème décennie : 1920-1930 11h30 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la journée et l'épisode de L'Imprésario de la veille 12h00 Répétition publique du spectacle de Barbara Carlotti, Vladimir Léon et Benjamin Esdraffo (le 6 novembre) 14h00 Premier tableau : Feuillade / Freda / De Van À partir d'extraits des Vampires de Louis Feuillade et des Vampires de Riccardo Freda, Marina De Van prépare une intervention sur la question des effets spéciaux du point de vue de la transformation des visages féminins : fusion laideur/beauté, jeunesse/vieillesse, etc. (cf. son dernier film - Ne te retourne pas). Rappelons que dans le film (en noir et blanc) de Freda, les transformations de la belle aristocrate en vieille femme furent réalisées au tournage, sans interruption du jeu d'acteur, par un système d'éclairages chromatiques (conçu par Mario Bava, le directeur de la photo) qui permettait, en plaçant en direct des filtres de couleur sur des projecteurs, de faire progressivement apparaître un maquillage (de vieillissement) invisible sans ces filtres. Louis Feuillade (1873-1925) - cinéaste (Les Vampires, 1915) Riccardo Freda (1909-1999) - cinéaste (Les Vampires, 1957) Marina De Van - cinéaste (Ne te retourne pas, 2009) Entre 14h00 et 18h00 Répétition publique du spectacle de Julie Desprairies et Adolpho Arrietta (le 11 novembre) 15h30 Deuxième tableau : Lévesque / Moullet Luc Moullet s'intéresse à Marcel Lévesque comme acteur burlesque, de Louis Feuillade à Jean Renoir, et illustre son propos par des extraits de films. Marcel Lévesque (1877-1962) - acteur Luc Moullet - critique et cinéaste (La Terre de la folie, 2009) 18h30 Troisième tableau : Painlevé / Ruiz Raoul Ruiz fait une sélection de films de Jean Painlevé qui sont, comme La Pieuvre, au croisement du film scientifique et du surréalisme, et intervient du point de vue de son propre rapport au cinéma scientifique dans ses fictions les plus animalement échevelées, typiquement Colloque de chiens. En compagnie d'un éthologue, il présente au public le moyen métrage qu'il a réalisé pour l'occasion. C'est une revisitation de Painlevé avec un chat, un poisson et un poisson-chat, qui répond à la question : « l'hybridation permet-elle de résoudre la guerre des espèces » ? Jean Painlevé (1902-1989) - pionnier du cinéma scientifique (La Pieuvre, 1928) Raoul Ruiz - cinéaste (Mystères de Lisbonne, 2010) 20h30 Projection Il était une fois la télé, de Marie-Claude Treilhou, 1985, 57' L'impact de la télévision sur la vie quotidienne d'un petit village des Corbières, la Bastide en Val, défini et analysé par ses habitants, qui sont pour la plupart des personnes âgées. Cinéma 2, entrée libre Voir également l'intervention de Marie-Claude Treilhou le 7 novembre à 14h30 Troisième journée : 6 novembre. Troisième décennie : 1930-1940 12h30 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la journée et l'épisode de L'Imprésario de la veille. 13h00 Répétition publique de la conférence de Frédéric Videau autour de Roger Leenhardt (le 7 novembre) Entre 14h et 18h Répétition publique du spectacle de Julie Desprairies et Adolpho Arrietta (le 11 novembre) 14h30 Premier tableau : Grémillon / Vecchiali Paul Vecchiali choisit ses scènes fétiches des films de Jean Grémillion et prépare une intervention du point de vue de ses propres films, u compris les plus récents, plus précisément sur la question du rapport entre la mise en scène et le "don des larmes". Suivie de la signature de L'Encinéclopédie des cinéastes "français" (et leur oeuvre) à des années 1930 de Paul Vecchiali. Voir également la projection des Gens d'en bas, de Paul Vecchiali le 10 novembre à 15h Jean Grémillon (1919-1959) - cinéaste (L'Amour d'une femme, 1954) Paul Vecchiali - producteur, critique, écrivain et cinéaste (Les Gens d'en bas, 2010) 17h00 Projection So Dark the Night, de Joseph H. Lewis, 1946, 71' Cinéma 2, séance présentée par Serge Bozon, 19h00 Deuxième tableau : Eric (et Ramzy) von Stroheim Eric et Ramzy ont utilisé le Centre Pompidou comme décor dans Seuls Two, le premier film qu'ils ont réalisé. Ils commentent et analysent en direct des extraits de films de et avec Erich von Stroheim, avec une insistance particulière sur les chauves, les métèques, le Front Populaire et le rapport entre innocence et perversité. Erich von Stroheim (1885-1957) - acteur et cinéaste (Folies de femmes, 1922) Eric et Ramzy - duo d'humoristes, acteurs et cinéastes (Seuls Two, 2008) 20h00 Projection Voyage sans retour, de Tay Garnett, 1932, 67' Cinéma 2, séance présentée par Luc Moullet 20h45 Troisième tableau : Fréhel / Damia / Gabin / Carlotti / Esdraffo / Léon Barbara Carlotti, Benjamin Esdraffo et Vladimir Léon font une conférence chantée sur la chanson dans le cinéma français des années 1930. Fréhel (1891-1951) - chanteuse Damia (1889-1978) - chanteuse Jean Gabin (1904-1976) - acteur et chanteur Barbara Carlotti - chanteuse Benjamin Esdraffo - pianiste, critique et cinéaste (Le Cou de Clarisse, 2004) Vladimir Léon - producteur et cinéaste (Les Anges de Port-Bou, 2010) 22h00 Set musical par le DJ Serge Bozon Quatrième journée : 7 novembre. Quatrième décennie : 1930-1940 12h00 Répétition publique du spectacle musical de Fugu et Christophe Bier (ce jour à 21h) 12h30 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la journée et l'épisode de L'Imprésario de la veille. Entre 14h00 et 18h00 Répétition publique du spectacle de Julie Desprairies et Adolpho Arrietta (le 11 novembre) 14h30 Premier tableau : Pagnol / Treilhou Marie-Claude Treilhou intervient sur Marcel Pagnol, plus précisément sur les monologues chez Pagnol, du point de vue des monologues de ses propres films. Voir également la projection d'Il était une fois la télé, de Marie-Claude Treilhou le 5 novembre 20h30, cinéma 2 Marcel Pagnol (1895-1974) - écrivain et cinéaste (La Fille du puisatier, 1940) Marie-Claude Treilhou - cinéaste (Couleurs d'Orchestre, 2007) 14h30 Projection Fast Walking, de James B. Harris, 1982, 115'. Film inédit Cinéma 2, séance présentée par Pierre Rissient 17h00 Projection Dressé pour tuer, de Samuel Fuller, 1982, 90' Cinéma 2, séance présentée par Louis Skorecki 17h30 Deuxième tableau : Leenhardt / Videau Frédéric Videau choisit une scène des Dernières Vacances de Roger Leenhardt et prépare une intervention sur la question des premières ou dernières vacances comme source de fiction. Videau part de la chanson Pourquoi rien n'est sublime ?, interprétée en direct par Florent Marchet, pour y répondre en passant, entre autres, par les thèmes suivants : adolescence en province estivale, fils de prolétaire, sécher l'école ou être collé le samedi, l'absence précoce d'espoir et le recommencement des rentrées scolaires. Roger Leenhardt (1903-1985) - cinéaste (Les Dernières Vacances, 1948) Frédéric Videau - scénariste et cinéaste (Variété Française, 2003) Florent Marchet - chanteur Agathe Bonitzer - actrice 20h45 Troisième tableau : Bier / Fugu Fugu, dans le rôle du chanteur pop, et Christophe Bier, dans celui de bonimenteur grimaçant, conçoivent un spectacle musical sur les films sexy de la fin des années 1940, avec extraits, chansons et diatribes du Monsieur Loyal de service. La vision de certaines images est déconseillée aux mineurs. Fugu - musicien pop Christophe Bier - critique et historien du cinéma bis Christine Pareze - présidente du cartel féminin d'Action Morale 22h00 Set musical par le DJ Serge Bozon Cinquième journée : 8 novembre. Cinquième décennie : 1950-1960 Entre 14h00 et 18h00 Répétition publique du spectacle de Julie Desprairies et Adolpho Arrietta (le 11 novembre) 15h00 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la journée et l'épisode de L'Imprésario de la veille. 16h00 Premier tableau : Becker / Steiner / Mocky Kurt Steiner, de son vrai nom André Ruellan, fut scénariste de Mocky et d'Alain Jessua, écrivain au « Fleuve Noir », auteur de nombreux romans de science-fiction, Il intervient avec Mocky autour de Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker sur la question du polar français. Plus précisément, il s'agit de savoir comment Ruellan aurait écrit le scénario de Touchez pas au Grisbi et comment Mocky l'aurait tourné. Jacques Becker (1906-1960) - cinéaste (Touchez pas au Grisbi, 1953) Jean-Pierre Mocky - cinéaste (Crédit pour tous, 2010) Kurt Steiner - écrivain et scénariste, membre du groupe Panique 18h30 Deuxième tableau : Une comédie des années 1950 / Willem Sur le modèle de ses Aventures de l'art (édité chez Cornélius), Willem s'inspire d'un film surprise (une comédie années 1950), c'est à dire réalise des planches inspirées par le film qui sera diffusé en direct. Plus exactement, il y aura trois écrans : un écran diffusant le film surprise, un écran diffusant les dessins de Willem, un troisième écran diffusant le film ainsi redessiné ou caricaturé en direct par Willem (grâce à un mélangeur). Réalisé avec le soutien technique de Wacom. Willem - dessinateur et caricaturiste 20h30 Troisième tableau : Truffaut / Castel / Ionesco / Herpe Lou Castel et Eva Ionesco lisent et jouent le texte fondateur de François Truffaut ("Contre une certaine tendance du cinéma français"), auquel Noël Herpe répond en direct. Un ingénieur du son et un perchman les dirigent. Disons qu'il s'agit aussi de traiter des questions de prise de son. 22h00 Set musical par le DJ Serge Bozon Sixième journée : 10 novembre. Sixième décennie : 1960-1970 Entre 14h00 et 18h00 Répétition publique du spectacle de Julie Desprairies et Adolpho Arrietta (le 11 novembre) 14h30 Programme chanté Benjamin Esdraffo chante le programme de la journée et l'épisode de L'Imprésario de la veille. 15h00 Projection Les Gens d'en bas, de Paul Vecchiali, 2010, 103' Depuis son installation à Plan de la Tour, en Provence, il y a quelques années, Paul Vecchiali tourne une série de films qui ont pour cadre une maison, la villa Mayerling. Celle-ci devient un véritable personnage. Esotérisme et intrigues baignent le film autour du personnage d'Alain, un saisonnier légèrement ombrageux. Niveau -1, entrée libre Voir également l'intervention de Paul Vecchiali le 6 novemvre à 14h30 18h00 Premier tableau : Rohmer / Glissant Djibril Glissant intervient, à partir de Nadja à Paris d'Eric Rohmer, sur la question du rapport entre « ligne claire » et « films à règles ». Le cinéma ne peut filmer directement ce qui agite la tête des personnages, mais juste leurs actions. Les cinéastes de la ligne claire font de cette impossibilité une vertu en accentuant cet effet de surface : refus du jeu à tourments (de type Actor's Studio) ; cadres fixes ; absence de musique d'accompagnement ; littéralité généralisée, etc. Or une des manières les plus simples d'obtenir cette accentuation est de concevoir un film uniquement à partir de règles choisies au préalable. De Rohmer à Greg Mottola, en passant par Gilles Marchand, Wes Anderson, Philippe Ramos, Emmanuel Mouret et ses propres films, Glissant propose un parcours réglé et en ligne claire intitulé : « Qui tire les fils ? ». Eric Rohmer (1920-2010) - cinéaste (Nadja à Paris, 1964) Djibril Glissant - cinéaste (L'Éclair...  lire la suite lire la suite

Organisateur : DDC, Bernard Blistène