L'atelier Brancusi

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L'Atelier Brancusi est exceptionnellement fermé ; il réouvrira ses portes mercredi 29 novembre 2017.
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Constantin Brancusi et son atelier

Figure emblématique de la sculpture au 20e siècle et de l’histoire de la modernité, né en 1876 en Roumanie, Constantin Brancusi a vécu et travaillé à Paris de 1904 à sa mort en 1957 où la plus grande partie de son œuvre fut créée. Par testament, l’artiste lègue à l'État français l’ensemble de son atelier. Reconstruit à l’identique en 1997, sur la Piazza, l’Atelier Brancusi est riche de 137 sculptures et 87 socles originaux, 41 dessins, deux peintures. Il conserve en outre plus de 1600 plaques photographiques de verre et tirages originaux.

Dès 1916 et jusqu’à sa mort en 1957, Constantin Brancusi a occupé plusieurs ateliers successivement aux numéros 8 puis 11 de l’impasse Ronsin, dans le 15e arrondissement de Paris. L’artiste y investira deux puis trois ateliers, qu’il ouvre pour former deux vastes pièces dans lesquelles il exposera ses œuvres. En 1936 et 1941, il y adjoindra deux autres espaces de travail contigus où se trouvent son établi et ses outils.

L’atelier Brancusi, une oeuvre à part entière

Constantin Brancusi a accordé une importance capitale à la relation de ses sculptures avec l’espace qui les contient. Dès les années 1910, en disposant des sculptures dans une étroite relation spatiale, il crée au sein de l’atelier des œuvres nouvelles qu’il nomme groupes mobiles, signifiant ainsi l’importance du lien des œuvres entre elles et les possibilités de mobilité de chacune au sein de l’ensemble.

À partir des années 1920, l’atelier devient le lieu de présentation de son travail et une œuvre d’art à part entière, un corps constitué de cellules qui se génèrent les unes les autres. Cette expérience du regard à l’intérieur de l’atelier vers chacune des sculptures pour constituer un ensemble de relations spatiales conduit Constantin Brancusi à remanier quotidiennement leur place pour parvenir à l’unité qui lui parait la plus juste.

À la fin de sa vie, Constantin Brancusi ne produit plus de sculptures pour se concentrer sur leur seule relation au sein de l’atelier. Cette proximité devient si essentielle, que l’artiste ne souhaite plus exposer et, quand il vend une œuvre, il la remplace par son tirage en plâtre pour ne pas perdre l’unité de l’ensemble.

Intérieur de l’atelier Brancusi reconstitué par Renzo Piano, 1997 © Adagp, Paris

Extérieur de l’atelier reconstitué par Renzo Piano, 1997 © Hervé Véronèse

Voir La reconstitution de l'atelier Brancusi par Renzo Piano

La reconstitution de l'atelier Brancusi par Renzo Piano

En 1956 Constantin Brancusi lègue tout ce que contient son atelier (œuvres achevées, ébauches, meubles, outils, bibliothèque, discothèque, photographies…) à l’État français, sous réserve que celui-ci s’engage à le reconstituer tel qu’il se présentera à la mort de l’artiste. Après une première reconstitution partielle en 1962 à l’intérieur des collections du musée national d’art moderne alors situé au Palais de Tokyo, cette reconstitution est réalisée en 1977, face au Centre Pompidou. A la suite d’inondations, en 1990, elle est fermée au public. L’actuelle reconstitution, édifiée par l’architecte Renzo Piano en 1997, se présente comme un espace muséal dans lequel est inséré l’atelier. Si l’architecte n’a pas tenté de reproduire, dans un lieu public, l’intimité de l’impasse Ronsin, il a su préserver l’idée d’un lieu protégé, d’un espace très intérieur, dans lequel s’infuse une lumière zénithale, et où le spectateur est préservé de l’animation de la rue et de la Piazza, notamment par un jardin clos.

Informations pratiques

L'atelier Brancusi est ouvert gratuitement de 14h à 18h tous les jours, sauf le mardi et le 1er mai.