Calais. Témoigner de la "Jungle"

Bruno Serralongue | Agence France-Presse | Les habitants

Du 16 octobre 2019 au 24 février 2020

Galerie de photographies, forum-1

Texte

Vue de l'exposition © Andreas Langfeld

L'exposition Calais - Témoigner de la « jungle » est conçue comme une expérience et une approche comparative d’une imagerie de notre temps, celle de la migration.
Elle aborde plus précisément la situation des réfugiés et des exilés installés dans un camp situé aux abords de la ville de Calais, surnommé la « jungle », avant son démantèlement en octobre 2016.

À travers trois approches, l’exposition explore les différentes fonctions, rôles et statuts de l’image : celle de l’artiste Bruno Serralongue et son projet documentaire Calais (2006- 2018), les clichés de l’Agence France-Presse diffusés par les médias et les témoignages des anciens habitants de la « jungle ».

Bruno Serralongue, La Série Calais (2006 - 2018)

L’artiste Bruno Serralongue se rend à Calais en 2006, date à laquelle il débute sa série. L’ensemble de la série propose un tableau composite de la « jungle ». Bien que riches de signes, ses photographies n’orientent jamais la lecture qu’en fait le spectateur. Elles rendent compte d’un fait social et d’une crise humanitaire, tout en transmettant les espoirs d’atteindre une destination à la fois proche et lointaine.

Risky Lines

2006, vidéoprojection de 81 diapositives couleurs argentiques numérisées de Bruno Serralongue
© Bruno Serralongue - Air de Paris

 

L'Agence France-Presse et les médias : comment couvrir la « jungle » ?

Les publications imprimées et en ligne des photographes de l’Agence France-Presse offrent un autre exemple du rôle de la photographie. Dans une économie de l’information où il faut capter l’attention du public, les médias sont confrontés à des enjeux et responsabilités nouvelles face à un sujet polémique : comment parler des événements sans oublier les cas particuliers ou comment aborder une crise humanitaire sans tomber dans la généralisation.

Cette partie de l’exposition interroge la fabrication des images journalistiques en analysant les conditions de production, de distribution et de réception des photographies et vidéos issues de la « jungle » de Calais. Elle est basée sur des entretiens filmés et montés par l’artiste allemand Andreas Langfeld.

Consultez la biographie des intervenants

L’Agence France-Presse : rapporteur d’images

Andreas Langfeld, 2019, vidéo, son, 34 min 04 s
Propos recueillis par Andreas Langfeld et Florian Ebner en août 2019
© Andreas Langfeld

 

Quelle image gardez-vous en mémoire ?

Andreas Langfeld, 2019, vidéo, son, 19 min 14 s
Propos recueillis par Andreas Langfeld et Florian Ebner en août 2019
© Andreas Langfeld 

 

Entre surexposition et « passeurs de récit » : les dialectiques des images de la « jungle » I

Andreas Langfeld, 2019, Vidéos, son, 28 min 52 s
Propos recueillis par Andreas Langfeld et Florian Ebner enaoût 2019
© Andreas Langfeld

 

Entre surexposition et « passeurs de récit » : les dialectiques des images de la « jungle » II

Andreas Langfeld, 2019, Vidéos, son, 26 min 01 s
Propos recueillis par Andreas Langfeld et Florian Ebner enaoût 2019
© Andreas Langfeld

 

Vers une autre esthétique de l'image

Andreas Langfeld, 2019, vidéo, son, 24 min 17 s
Propos recueillis par Andreas Langfeld et Florian Ebner en août 2019
© Andreas Langfeld

 

Les habitants : « l’histoire racontée par nous »

Objets de tous les regards, les anciens habitants ont leur propre vision de la « jungle ». Cette section de l’exposition renverse notre perspective en donnant la parole et la place à ceux qui y ont vécu. Ils témoignent de leurs expériences et partagent leurs moments d’amitié et d’hospitalité mais aussi d’humiliation et de peur.

Consultez la biographie des intervenants

La maison bleue sur la colline (Gallé Puulo)

Fadi Idris, réalisation et montage, d'après le récit et les archives d'Alpha Diagne
2019, vidéo, son, 11 min 34 s
Fadi Idris et Alpha Diagne © Association des artistes en exil © Centre Pompidou – 2019

     

Photos retrouvées

Babak Inanlou et Ali Haghooi, 2019, vidéo, son, 9 min 03 s
© Babak Inanlou et Ali Haghooi