Vasarely, Le partage des formes

Rétrospective au Centre Pompidou

à partir du 6 février 2019

 

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Vasarely, Le partage des formes - Affiche de l'exposition © C. Beneyton, Centre Pompidou

Le Centre Pompidou présente, du 6 février au 6 mai 2019, la première grande rétrospective française consacrée à Victor Vasarely (1906-1997).

À travers quelque 300 pièces, l’exposition retrace le parcours du père fondateur de l’art optique, et remet en scène ces abstractions vibrantes et déstabilisantes qui ont tant imprégné la société des années 1960-1970. Elle en dévoile le processus de création, basé sur la science, le langage de la communication et celui de l’informatique, voire la cybernétique. Elle en révèle aussi les conditions de production et de diffusion par lesquelles Vasarely cherchait d’une nouvelle manière à briser la séparation entre l’art et la vie. Une occasion unique de découvrir toute l'envergure et la logique de son œuvre restées jusqu'ici mal connues...

 

Vasarely, en quelques mots

Portrait de Victor Vasarely en 1960, Photo : Willy Maywald

Portrait de Victor Vasarely en 1960 Photo : Willy Maywald, © Association Willy Maywald / Adagp, Paris 2019

 

Né en 1906 en Hongrie, Victor Vasarely se forme aux Beaux-arts de Budapest, puis au Muhëly, annexe hongroise de l’école du Bauhaus. Lorsqu’il s’installe à Paris en 1930, il travaille d’abord comme graphiste publicitaire. Ce n’est qu’au lendemain de la 2nde guerre mondiale qu’il se consacre entièrement à la peinture.

Au milieu des années 1950, Vasarely pose les principes de ce qui sera consacré une décennie plus tard, aux États-Unis, comme l’Op art (art optique) : des compositions abstraites, basées sur des formes géométriques élémentaires, associées d’abord au noir et blanc puis à un nuancier de couleurs, propres à créer d’elles-mêmes des effets d’animation. Les tableaux vibrent ou clignotent. Une forme sitôt saisie par le regard se transforme en une autre sans jamais se stabiliser ; sa perception exige du temps.

Ainsi Vasarely, comme ses contemporains tenants de l’art optique et cinétique (du grec kine, le mouvement), interroge-t-il la vision habituellement statique et fugace que nous avons du monde et de la réalité.

 

« Ce que j’appelle de mes vœux c’est un ‹ folklore planétaire › où chacun, au sein même de la règle, pourrait exprimer sa diversité. »

 

Une fois défini son « alphabet plastique universel » et les conditions de sa reproductibilité sous forme de combinatoires programmables, Vasarely s’emploie à le diffuser le plus largement possible, y compris et surtout hors du strict contexte institutionnel. Le multiple et les arts appliqués notamment lui permettent cela. On retrouve ses formes déclinées sous forme de sérigraphies, de petites sculptures ou de posters, mais encore dans les journaux de mode et les vitrines, sur la pochette d’un disque de David Bowie comme sur le plateau de télévision de Jean-Christophe Averty. Même sur les murs des villes, particulièrement de l’architecture de masse et industrielle (la gare Montparnasse, l’université de Jussieu, la station RTL à Paris…)

L’immense succès populaire que le « plasticien » Vasarely rencontre dans les années 1960-1970 a sans doute dépassé ses propres espoirs… En 1982, cinq sérigraphies sont même emportées par le spationaute Jean-Loup Chrétien à bord de la station spatiale orbitale Saliout 7, donnant à l’œuvre vasarélienne le cadre intersidéral dont elle rêvait…

Pour ne rien manquer de l'événement...

   

Billetterie :

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Autour de l'exposition :

- Découvrez l'exposition « Vasarely. Le partage des formes » comme si vous étiez !
Une visite exclusive en compagnie de Michel Gauthier, co-commissaire de l'exposition, à suivre en direct sur notre site, dimanche 17 mars 2019, à 18h.
Suivez le direct ici

- « Vasarely pour tous », le 14 février 2019 à 18h :
Projection d'un film documentaire sur Vasarely, suivie d'un débat en présence des commissaires de l'exposition, d'historiens d'art et d'artistes.
Cette soirée sera également retransmise en direct sur notre site.

- Ateliers pour le jeune public (2-10 ans), du 30 mars au 4 mai 2019

Retrouvez toutes les informations dans l'agenda

 

Suivez l'événement sur nos réseaux sociaux : #ExpoVasarely

Crédits images :

Willy Maywald, Portrait de Victor Vasarely en 1960, Photo : © Association Willy Maywald / Adagp, Paris 2019
Victor Vasarely, Zèbres-A, 1938, Encre de Chine et huile sur papier, 48,7 x 59,8 cm, Collection particulière, en dépôt à la Fondation Vasarely, Aix-en-Provence, Photo © Fabrice Lepeltier © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Kiruna, 1952-1962, Huile sur toile, 195 x 130 cm,; Collection particulière, courtesy Patrick Derom Gallery, Photo © Vincent Everarts © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Vega, 1956, Huile sur toile, 130 x 195 cm, Collection particulière, Belgique, Photo © Centre Pompidou / P. Migeat © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Kalota II, 1960-1964, Tempera sur panneau, 103 x 98 cm, Collection particulière, Bruxelles, Photo © Centre Pompidou / P. Migeat © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Alom, 1968, Papiers sérigraphiés, découpés et collés sur contreplaqué, 200 x 200 cm, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris, Photo © Centre Pompidou / P. Migeat © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely et Ambrogio Pozzi, Service de table en porcelaine Manipur, 1978, Édité par Rosenthal, Collection particulière, Photo © Fabrice Lepeltier © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely et Yvaral, Logo Renault, 1972, Enseigne en Plexiglas thermoformé et rétroéclairé 240 x 172 x 24 cm (sans le jambage) Collection particulière, Photo © Fabrice Lepeltier © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Salle à manger du siège de la Deutsche Bundesbank, Francfort-sur-le Main, Photo Wolfgang Günzel © Kunstsammlung Deutsche Bundesbank © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Re-Na, 1968-1974, Acrylique sur toile, 180 x 180 cm, Collection d’art Renault, Photo © Centre Pompidou / B. Prévost © Adagp, Paris, 2018
Victor Vasarely, Oerveng Cosmos, 1982, Sérigraphie éditée à l’occasion du premier vol spatial habité franco-soviétique Saliout 7, en juin 1982, et signée par les astronautes Vladimir Djanibekov, Alexei Ivantchenkov, Jean-Loup Chrétien, 46,2 x 28,4 cm, Édition 119/500, Fondation Vasarely, Aix-en-Provence, Photo © Centre Pompidou / P. Migeat © Adagp, Paris, 2018