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Resumen

Durant l'été 1958, le quartier de Notting Hill fut le théâtre d'une série d'incidents racistes d'une extrême violence provoqués par des gangs de jeunes teddy boys blancs. À la suite de ces événements, Claudia Jones, une militante communiste d'origine trinidadienne, qui avait grandi à Harlem et avait été chassée des États-Unis par le maccarthysme, décida d'organiser un carnaval, pour laver l'affront et affirmer la présence des immigrants caribéens sur le sol anglais.

En février 1959 se tint donc le premier carnaval caribéen dans les murs du St Pancras Town Hall, en présence des caméras de la BBC. En 1965, changement de décor, avec la première édition en plein air et dans le quartier de Notting Hill. Depuis lors, le carnaval de Notting Hill a connu moult (r)évolutions et métamorphoses : arrivée massive des sound systems dans les années 70, normalisation et acceptation par les autorités dans les années 80, commercialisation accrue depuis lors, jusqu'à devenir l'une des plus grandes manifestations de rue de par le monde.

Si la pérennité du carnaval de Notting Hill ne pose plus question, son évolution continue de faire débat, d'aucuns regrettant vivement sa dérive commerciale ou sa perte de sens. Nous reviendrons sur ces questions et nous attacherons à décrypter ce qui fait sa spécificité, particulièrement cette fameuse Bass Culture chantée par le dubpoet Linton Kwesi Johnson : les sound systems, échos de la terre d'origine puis lieu de socialisation et d'échange, et enfin ferment de toutes les évolutions musicales.

Pour finir, nous nous essaierons au jeu des comparaisons entre le Carnaval de Notting Hill et les différentes incarnations du Carnaval Antillais de Paris.

Información adicional

Rencontre musicale, Petite salle, Centre Pompidou, 04/10/2008

Participantes Vincent Tarrière
Lionel Arnaud
Michael La Rose
Igo Drané
Bintou Simporé
Lloyd Bradley
En el marco de la serie Carnavals, 01-01-2008
La Bibliothèque publique d'information propose un cycle de films documentaires sur la musique, permettant de porter un regard sur les enjeux sociétaux liés à ce mode d'expression. Les débats suivant les projections se concentreront sur deux axes : la musique comme moyen d'expression d'une société, des textes décryptant les rapports sociaux et véhiculant la mémoire aux rôles et fonctions des musiciens dans le tissu politique.
01/01/2008