La Danse de l'ours au Moulin Rouge
1913
La Danse de l'ours au Moulin Rouge
1913
Dès 1912, Severini approfondit sa recherche d'une peinture " équivalente de la musique ", suggestive de formes mais également de sons, d'odeurs, de rapidité.
La danse reste pour lui le sujet de prédilection capable d'inspirer ces " ensembles plastiques, polyphoniques et polyrythmiques ". La composition de La Danse de l'ours au Moulin-Rouge s'émancipe ainsi de toute attache figurative. Severini prône l'emploi de couleurs pures, criardes, l'usage d'" arabesques dynamiques", du " choc des angles aigus", de la " ligne en zigzag" ou des " lignes obliques qui tombent sur l'âme de l'observateur comme autant de foudre tombant du ciel".
| Ámbito | Peinture |
|---|---|
| Técnica | Huile sur toile |
| Medidas | 100 x 73,5 cm |
| Adquisición | Achat de l'Etat, 1950 |
| Inventario | AM 2992 P |
Actualmente en
Centre Pompidou Hanwha Séoul - Hanwha Culture Foundation, Séoul (République de Corée)
como parte de The Cubists : Inventing Modern Vision, 28 mayo 2026 - 04 octubre 2026
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Información detallada
| Artista |
Gino Severini
(1883, Italie - 1966, France) |
|---|---|
| Título principal | La Danse de l'ours au Moulin Rouge |
| Fecha de creación | 1913 |
| Ámbito | Peinture |
| Técnica | Huile sur toile |
| Medidas | 100 x 73,5 cm |
| Inscripciones | S.D.B.DR. : G. Severini 1913 |
| Adquisición | Achat de l'Etat, 1950 |
| Sector de colección | Arts Plastiques - Moderne |
| Inventario | AM 2992 P |
Análisis
En 1912, Gino Severini accomplit un pas supplémentaire dans sa recherche d’une peinture « polyphonique », une « peinture totale », suggestive non seulement de formes mais également de sons, d’odeurs, de chaleur, de rapidité… Le vocabulaire formel et chromatique auquel il recourt dès lors s’émancipe de tout lien mimétique avec le monde sensible. À la façon d’un Kandinsky, il recherche les équivalents plastiques des émotions que lui inspirent ses sujets. Il annonce cette peinture « équivalente de la musique », cet art « orphique », dont Apollinaire proclame l’avènement dans son étude consacrée aux peintres cubistes, en 1913. Dans la préface qu’il rédige à l’occasion de l’exposition de ses œuvres à la galerie Marlborough de Londres, en avril 1912, il explicite son nouveau programme. Il y fait l’apologie de l’emploi de couleurs pures, criardes, prône l’usage d’« arabesques dynamiques », du « choc des angles aigus », des « lignes obliques qui tombent sur l’âme de l’observateur comme autant de foudre tombant du ciel », du « cône renversé (forme de l’explosion) », de la « ligne en zigzag ». Soit l’inventaire à peu près exhaustif des moyens plastiques qu’il a mis en œuvre dans sa Danse de l’ours au Moulin-Rouge (cat. rais. n o 123).
La danse reste, pour Gino Severini, le sujet capable par excellence d’inspirer ces « ensembles plastiques, polyphoniques et polyrythmiques ». Les danseuses des cabarets parisiens, du Moulin-Rouge, du Tabarin, du Monico, de Pigalle, lui inspirent les « hiéroglyphes dynamiques » de sa « peinture totale ».
Didier Ottinger
Source :
Extrait du catalogue Collection art moderne - La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne , sous la direction de Brigitte Leal, Paris, Centre Pompidou, 2007
