Exposición
Raoul Dufy
La mélodie du bonheur
27 jun - 21 sep 2026
27 jun - 21 sep 2026


Raoul Dufy, « Baigneuses », 1919 - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Jean-François Tomasian/Dist. GrandPalaisRmn
Consacrée à l’un des artistes les plus populaires de la scène française de la première moitié du 20e siècle, cette rétrospective (première collaboration du partenariat entre Les Franciscaines de Deauville et le Centre Pompidou), rend notamment justice à l’extraordinaire diversité du génie de Raoul Dufy (1877–1953), qui, loin de se limiter à la seule peinture de chevalet, s’est étendu au dessin, à la gravure, à la céramique et à l’art textile.

Raoul Dufy, « Baigneuses », 1919 - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Jean-François Tomasian/Dist. GrandPalaisRmn
L’exposition, qui présente une centaine d’œuvres au style immédiatement reconnaissable (dont une soixantaine de peintures), puise dans le considérable fonds de l’artiste conservé par le Centre Pompidou. Et explore, entre autres, ses liens normands et ses inspirations musicales.
L’inspiration de la peinture de Dufy, né au Havre, se focalise souvent sur les rivages marins, qu’il peuple de figures féminines allégoriques auxquelles se mêlent en toute fantaisie de petits équidés. Il remporte d’ailleurs un franc succès avec ses champs de courses, souvent observés à Deauville, où il fait plusieurs séjours.
D’abord formé au Havre, Raoul Dufy est issu d’une famille de musiciens et mélomane éclairé. Il se fait connaître comme paysagiste, dans la continuité de l’impressionnisme. À partir de 1906, il compte, à Paris, parmi les peintres importants du mouvement fauve. Dufy s’essaye aussi au cubisme avec son ami Georges Braque, en peignant à ses côtés, en 1908, des vues géométrisées de l’Estaque près de Marseille.
Dans les années 1910, il se passionne pour l’art populaire dont il entreprend la « rénovation ». Avec le céramiste Josep Llorens Artigas, Dufy commence en 1924 une séduisante production de vases et de carreaux de faïence où son sens inné du décoratif fait merveille, tout comme dans l’art textile qui l’occupe également à cette époque.
Dufy renouvelle également le genre du portrait, en faisant poser de nombreux modèles souvent issus du monde de l’art ou de la littérature. Le monumental portrait collectif à cheval commandé en 1930 par une famille britannique, les Kessler, constitue l’un de ses chefs-d’œuvre dans ce domaine.
L’exposition s’achève avec l’ultime et émouvante série des Cargos noirs. Pour cette évocation du port de sa ville natale, presque entièrement détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Dufy recourt à de larges aplats noirs pour rendre l’éblouissement du regard par la lumière solaire.
Socios
Exposition coorganisée par Les Franciscaines Deauville et le Centre Pompidou
