Exposición
Vies minuscules
24 sep 2026 - 31 ene 2027
24 sep 2026 - 31 ene 2027


Jochen Gerz, « Das autoportrait », 1975 © Adagp, Paris - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. GrandPalaisRmn
Empruntant son titre au livre de Pierre Michon (1984), qui rassemblait huit portraits d’inconnus à partir desquels il tissait sa propre biographie, l’exposition, conçue en puisant dans la collection du Centre Pompidou, interroge la manière dont l’art a su accueillir les vies reléguées aux marges de la grande histoire et témoigner de leur part infime, intime ou infâme.

Jochen Gerz, « Das autoportrait », 1975 © Adagp, Paris - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. GrandPalaisRmn
Au cœur de la nef du Panthéon, monument dédié aux grands hommes et aux grandes femmes de la Nation, « Vies minuscules » présente ainsi une trentaine d’artistes. Et embrasse plus d’un siècle de création, de František Kupka à Jumana Manna.
En parcourant les vies immémorées dont les artistes se sont saisis, l’exposition propose une nouvelle écriture d’une histoire qui prend en compte « la force et l’autorité de l’archive, et les limites que celle-ci impose à ce qui peut être connu », selon les mots de l’historienne Saidiya Hartman.
Avec notamment Christian Boltanski (l’installation Monument, 1986) ; Mathieu Pernot (Photomatons, 1995-1997) ; Teo Hernandez (deux films, Gabriel et André Robillard, Michel Nedjar, 1985) ; Clarisse Hahn (la sculpture Pierre, 2015).
Les œuvres s’inscrivent dans un parcours en trois temps :
• Grand et petit : une inquiétude moderne
• L’infime, l’intime, l’infâme
• Du minuscule au monumental (et retour)
Cette exposition pluridisciplinaire au Panthéon marque l’arrivée du Centre des monuments nationaux dans le programme Constellation du Centre Pompidou.
Une programmation vivante accompagne l’événement
En partenariat avec le Festival d’Automne à Paris, qui lui consacre un portrait, la chorégraphe Bouchra Ouizguen imagine Nahl, une création in situ.
L’auteur et metteur en scène Sébastien Kheroufi présente sa performance Les Enfants de la patrie, pièce conçue comme un épilogue à son nouveau spectacle La Mort du Môme (qui sera présenté au théâtre national de la Colline en novembre 2026, en coréalisation avec le Centre Pompidou et le Festival d’Automne).
L’exposition présente Les Lettres ordinaires d’Adrianna Wallis, qui s’est interrogée sur le destin des lettres qui ne peuvent atteindre leurs destinataires : lettres d’amour, d’amitié, histoires de famille, tumultes intérieurs, espoirs et questionnements. L’artiste donne à entendre certaines de ces lettres, lues par elle-même ou par des lectrices et lecteurs avec lesquels elle travaille régulièrement.
Et aussi
En lien avec l’exposition et dans le cadre de la rétrospective que le Centre Pompidou lui consacre (au mk2 bibliothèque × Centre Pompidou), le cinéaste Alain Gomis est convié à présenter une sélection de films dans les cinémas d’art et d’essai avoisinant le Panthéon.
Une « Nuit minuscule », qui propose des lectures par des comédien·nes et des auteurs·rices.
La Novia (collectif basé en Haute-Loire qui réunit des musiciens professionnels autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales), propose des expériences musicales avec Les Violoneuses, SAND et Jacques Puech.
Socios
Exposition coproduite par le Centre Pompidou et le Centre des monuments nationaux
