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Resumen

Le numérique est pour notre conception occidentale du travail une révolution similaire à celle de l'automatisation au 20ème siècle. L'autonomie et la désintermédiation permises par le numérique brouillent les codes de l'entreprise : les hiérarchies traditionnelles et les structures syndicales perdent de leur sens, temps de travail et temps privé s'interpénètrent de plus en plus avec notamment les smartphones qui permettent de rester connecté jour et nuit.

L'économie collaborative court-circuite les acteurs traditionnels et se pose en alternative aux politiques publiques insuffisantes, comme le montre le succès du covoiturage.

Le modèle tayloriste, si décrié par le passé, laisse donc place à un avenir encore plus incertain, où les contrats courts deviennent la règle et où l'automatisation détruit plus d'emplois qu'elle en crée : Kodak employait 140 000 salariés dans les années 1980 alors qu'Instagram n'en emploie que 13…

Les conceptions de travail, de carrière et de salaire ne sont-elles pas dès lors à réinventer ?

Información adicional

Rencontre, Petite salle, Centre Pompidou, 10/03/2014

Participantes Anne-France Kogan
Ziad Maalouf : animateur(s) / modérateur(s)
Abeline Majorel : conseiller(s) scientifique(s)
Amandine Brugière
Jérémie Rosanvallon
En el marco de la serie Cultures numériques, 21-01-2013
Quel est l'impact des technologies de communication et d'information sur nos relations sociales, dans les sphères privées et professionnelles ? La Bpi poursuit l'observation des transformations en cours, proposant pour les prochaines séances des thématiques telles que l'incidence des outils numériques sur notre rapport à nous-mêmes, au travail, à la société, le phénomène "Fab lab", le développement des biens communs de la connaissance etc.Au cours de chaque séance, le Grand entretien permettra de donner la parole à un spécialiste de ces domaines. Les idées seront ensuite exposées et discutées par un connaisseur du sujet.
Petite salle, Centre Pompidou, 21/01/2013