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Summary

Après la projection de 2 « ciné-tracts » réalisés par Jean-Louis Godard, Antoine de Baecque propose une synthèse du colloque sur la manière dont les historiens se sont emparés de Mai 68 dans leurs objets et dans leurs méthodes.

Il pointe d'abord le reflexe immédiat de collecter des archives à la faveur d'une accélération de l'histoire et, avec un certain temps de latence parfois, à constituer une historiographie sur la base de ces corpus d'archives.

Il relève aussi que Mai 68 a permis à certains historiens d'imposer de nouveaux objets de recherche, une nouvelle manière de faire de l'histoire.

Enfin, à partir des années 80, s'est dégagée une manière française de vivre Mai 68 comme une trace mémorielle renouvelée et un moment symbolique fort, théâtralisé. Cette entrée dans l'historiographie française de Mai 68 a mis en place une sorte de polyphonie, de complexité retrouvée (par une autre géographie, une autre temporalité) pour aller contre trois tendances : les idées attendues, la non légitimité universitaire, le discours militant. Cette lecture historienne de 68, moins politique au sens classique que sociétale, culturelle et sociale, laisse aussi place à un retour sur les sons, sur les images.

Additional information

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 16/02/2008

Speakers Antoine de Baecque