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Summary

En préambule, Bernard Stiegler propose une définitition du lettré et de son appareillage critique dans le monde numérique. Il pointe, dans les nouvelles technologies de l'information aujourd'hui, l'importance du travail individuel et collectif d'inscription symbolique (indexation, transmission, collaboration). Ces technologies facilitent l'échange et la réalisation de soi - transindividuation -, mais sont également des technologies de contrôle.

 

S'appuyant sur les concepts philosophiques classiques, Bernard Stiegler relève alors que la philosophie a toujours minoré le rôle des technologies de l'esprit. Il relit l'histoire des techniques qui ont accompagné les sciences cognitives et tente de déterminer si, à l'ère du numérique, un monde lettré numérique est possible.

Aujourd'hui, en raison de la matérialisation de la pensée, il y a une confusion entre le lettré et le profane. Un des enjeux contemporains est de parvenir à nouveau à les différencier. Le lettré a en effet un rôle spécifique à jouer car il maîtrise davantage les techniques de l'intellect.

Contrairement à la logique d'opposition classique, Bernard Stiegler préconise de passer à une logique de composition, intégrant l'esprit et son contraire pour lui permettre d'évoluer. C'est le travail qu'entreprend notamment l'IRI, en tentant de réaliser de circuits longs numériques de "transindividuation", d'appareillages critiques numériques de recherche.

Additional information

Conférence, Institut national d'histoire de l'art (INHA), 29/03/2007

Speakers Bernard Stiegler