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Summary

Cette intervention démontre comment le principe de souveraineté absolue des Etats fait obstacle à la gestion des problèmes mondiaux, notamment en matière environnementale.

Pour penser une coordination mondiale, les modèles sur lesquels on peut s'appuyer ne peuvent aboutir : un accord sur la science est utile mais non suffisant ; les principes de justice mondiale restent utopiques et décalés face à l'état de la gouvernance mondiale ; enfin, la théorie des jeux, en économie, s'appuie sur l'intérêt mutuel mais a pour effet pervers de rendre l'accord plus intéressant pour ceux qui n'y adhèrent pas.

En abordant le problème de la souveraineté des Etats-nations dont les fondements se retrouvent à l'échelle mondiale, les limites de son principe se posent très vite : les notions de principe de précaution ou de patrimoine commun de l'humanité ont apporté leurs propres contradictions, le premier permettant une dénonciation unilatérale d'accords mondiaux, le second dénoncé par les pays du sud pour l'asymétrie des obligations.

Olivier Godard préconise donc une conception hybride des Etats-nations : garants des intérêts supérieurs de l'humanité et garants des droits des citoyens qui, pour accélérer les choses s'appuierait sur des mouvements économiques (normalisation mondialisée des multinationales, rôle des consommateurs...).

Additional information

Débat, Petite salle, Centre Pompidou, 25/09/2006

Speakers Anne Bauer : animateur(s) / modérateur(s)
Olivier Godard