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Summary

"Des mouvements sociaux dits "nouveaux" ont pu émerger dans le sillage du mouvement de mai-juin 1968. A certains égards, le mouvement étudiant peut être comptabilisé parmi ceux-là, ayant pu et su dépasser, sans l'oublier, la centralité ouvrière.

Sur le plan scientifique, la légitimité d'un tel objet de recherche est encore plus à conquérir que pour le mouvement ouvrier, qui peut en être considéré comme la matrice.

Et, si le bruit de la révolution étudiante a semblé occulter le silence de la révolution ouvrière, l'avalanche de paroles et d'informations n'a pas forcément facilité le développement de recherches sur ce type de mouvements sociaux. Les premières publications, au-delà des recueils de documents, témoignages et commentaires souvent immédiats, ont surtout essayé de retracer la chronologie des « évènements »

Aussi a-t-il fallu donner ses lettres de noblesse à l'histoire des mouvements étudiants, comme plus tôt à l'histoire ouvrière, mais avec la difficulté supplémentaire de pouvoir paraître périphériques.

Après la sociologie ou la science politique, des travaux historiques pionniers ont pu être menés dans les années 80, puis, dans les années 90, des travaux collectifs ont pu être menés dans le cadre du GERME (Groupe d'étude et de recherche sur les mouvements étudiants) aboutissant à une première synthèse à l'occasion du premier centenaire des mouvements étudiants en France, à une articulation dynamique entre histoire et mémoire et à l'impulsion d'un Centre d'archives spécialisé." (Jean-Philippe Legois)

Additional information

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 16/02/2008

Speakers Antoine de Baecque : animateur(s) / modérateur(s)
Jean-Philippe Legois