L'histoire des collections

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Tobias Rehberger, Outsiderin et Arroyo grande 30.04.02 -11.08.02, 2002 © Tobias Rehberger © photo : Manuel Braun

Héritier des collections du musée du Luxembourg créé en 1818 et destiné à accueillir les achats de l’État aux artistes français vivants, le musée national d’art moderne – centre de création industrielle conserve la plus importante collection d’art moderne et contemporain d'Europe et l'une des deux premières au monde avec plus de 100 000 œuvres de 1905 à nos jours.

D’abord installée au Palais de Tokyo à partir de 1947, la collection s’est constituée autour des fonds d’artistes français du musée du Luxembourg et de ceux du musée du Jeu de Paume dédiés aux écoles étrangères contemporaines. Son premier directeur, Jean Cassou, va s’attacher à combler les manques dans les collections nationales en sollicitant des dons ou achats auprès des artistes. Cette première époque voit la constitution du premier socle composé de chefs-d’œuvre d'Henri Matisse, Pierre Bonnard, Robert Delaunay, Georges Braque ou Pablo Picasso.

C’est avec l’ouverture du Centre Pompidou en 1977 et l’installation du musée dans le nouveau bâtiment créé par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers que l'enrichissement des collections prend un tournant. La vocation pluridisciplinaire de l’institution, résolument tournée vers la création la plus actuelle marque profondément la politique d’acquisition du Centre Pompidou en accueillant les artistes contemporains et en s’ouvrant à l’art international. De grandes figures de l’art moderne dont l’œuvre était auparavant absent du musée font leur entrée dans les collections, comme Giorgio de Chirico, René Magritte, Piet Mondrian, Jackson Pollock ainsi que des contemporains comme Joseph Beuys, Andy Warhol, Lucio Fontana, Yves Klein…

Nouvellement déployé, volontairement décloisonné, le parcours du musée dévoile la diversité du champ de l'art contemporain et des nouveaux territoires de la création : la photographie, fait son apparition, ainsi que les images en mouvement, les films expérimentaux et vidéos. L’expansion des collections est spectaculaire et le musée entre en 1993, dans une nouvelle phase de son histoire avec l’intégration de la création industrielle et de la collection architecture et design pour devenir le musée national d'art moderne-centre de création industrielle (Mnam-Cci).

Depuis ses collections ne cessent de s’accroître, grâce notamment à la générosité de ses donateurs, et de s’ouvrir à de nouvelles scènes.