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Prix AWARE

Depuis leur création en 2016, les Prix AWARE jouent un rôle essentiel dans la promotion et la reconnaissance des artistes femmes, trans et non-binaires sur la scène artistique française.

  • Le Prix Nouveau Regard récompense un·e artiste en milieu de carrière ; 
  • Le prix d’honneur est décerné à un·e artiste justifiant de plus de quarante ans de carrière.

Édition 2026

Prix d'honneur

Soun Gui Kim – nommée par Dilda Ramazan

Soun Gui Kim est une artiste multimédia, poète et enseignante d’origine sud-coréenne, installée en France depuis 1971 après des études d’art à l’Université de Séoul. Initialement formée à la peinture, elle s’en affanchit dès les années 1970 à travers ses Situations plastiques, des performances participatives et en plein air visant à sortir l’art des musées pour le confronter aux éléments. Elle approfondit son intérêt pour l’art vidéo dans les années 1980, période où elle collabore avec des figues comme Nam June Paik et John Cage, et nourrit son œuvre des philosophies orientales et occidentales (Tchouang-tseu, Wittgenstein). Sa pratique, qui explore le vide, l’impermanence et revendique un art non productif, a fait l’objet d’expositions au MAMAC de Nice (1991) et au Centre Pompidou (2007) dans le cadre de l'exposition collective « Les peintres de la vie moderne », ainsi que de récentes rétrospectives, notamment au MMCA de Séoul (2019) et au ZKM de Karlsruhe (2022).


Prix Nouveau Regard

Laura Gozlan – nommée par Vincent Enjalbert

Formée en scénographie à l’Université d’art et de design d’Helsinki, puis diplômée de l’ENSAD (Paris) et du Fresnoy (Tourcoing), Laura Gozlan vit et travaille à Paris. Nourris de références multiples, ses films mttent en scène des situations abruptes et des personnages ambigus, oscillant entre désir et (in)satisfaction, au sein d’environnements contrastés. À travers une série de microfictions dans lesquelles elle se met en scène, l’artiste documente les transformations de MuM, une figue androgyne qui navigue entre différents âges et états de conscience altérés. Marquées par une esthétique de la prothèse et de la sénescence, ses œuvres troublent les frontières du corps post-humain. Son travail a notamment été présenté dans le cadre d'expositions personnelles et collectives au Kunstraum Niederoesterreich (Vienne) en 2024, aux Bains-Douches (Alençon) en 2022, au MO.CO. (Montpellier) et à 40mcube (Rennes) en 2021, à FUTURA (Prague) en 2020, au CAC Parc Saint Léger en 2018 (Pougues-les-Eaux) et aux Rencontres de la photographie (Arles) en 2016.


Nommé·es et rapporteur·euses

du Prix Nouveau Regard

La pratique plastique protéiforme de Bettina Samson comprend la sculpture, l’installation in situ et la photographie. Ses projets se nourrissent aussi bien des arts populaires que des avant-gardes et des utopies ; des avancées technologiques que des phénomènes naturels. Entremêlant recherche documentaire et anecdotes, ses œuvres laissent émerger des récits inexplorés, dont ceux connectés aux mouvements féministes. À travers l’improvisation formelle et une expérimentation poussée de matériaux comme la céramique, Bettina Samson joue des échelles, des perceptions et des processus, et invite le spectateur, la spectatrice à la découverte d’un monde à la croisée des sciences, de l’histoire et du mysticisme.

 

Photo : © Laurent Edeline

Dans sa pratique artistique et curatoriale, Lucie Camous adopte un point de vue politique et se situe au croisement de formes artistiques, théoriques et militantes. Les mécanismes de pouvoirs, les dynamiques de résistances et les savoirs situés sont les notions qui alimentent l’ensemble de ses engagements artistiques. Sa démarche, ancrée dans des narrations intimes, se déploie autour des normes, de leurs frontières et des enjeux sensibles liés à leurs désirs de franchissement. En 2019, aux côtés d’Hélène Fromen (artiste et auteure) et de Linda DeMorrir (DJ et artiste), Lucie Camous co-fonde Modèle vivant·e, collectif expérimental et transféministe de dessin et de représentations dissidentes. Modèle vivant·e, par le dessin et la performance, ouvre des zones d’expérimentation et réinvente le format d’atelier. En 2022, c'est avec No Anger (docteurx en science politique, artiste et auteurx) et en tant que personne concernée par le handicap qu’iel crée Ostensible, structure de recherche-création active dans les champs des crip/disability studies et de l’art contemporain.

 

Photo : © Fantino


Amélie Deschamps, née en France, étudie les langues nordiques et part vivre en Norvège à l’âge de 19 ans. Diplômée des Beaux-Arts de Cergy en 2010, elle fait dans ce cadre un stage de broderie inuite sur peau de phoque au Groënland en 2009. En immersion, elle explore différents corps ethnographiques, la neuroplasticité, et produit des pièces performées, installations, sculptures, vidéo, son en impliquant régulièrement les communautés concernées. En 2013, elle suit le post-diplôme à l’ENSBA de Lyon aux côtés de Francois Piron. Elle a résidé et travaillé au Québec de 2013 à 2017 avant de se ré-installer à Caen en 2017 où elle réside, élève sa fille et travaille. En 2025-2028, elle intègre le doctorat en arts par la pratique au sein de la Villa Arson et de l’université de Côte d’Azur avec le projet « CRIPhasie : une utopie ambiguë ».


Saodat Ismailova est une artiste et cinéaste installée à Paris dont le travail tisse des souvenirs personnels et collectifs, des mythes et des rituels dans la vie quotidienne, évoquant les histoires multiples de l'Asie centrale. Elle a étudié à l'Institut d'État des arts de Tachkent (Ouzbékistan), à Fabrica (Italie) et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains (France). Elle a récemment exposé en solo au Pirelli HangarBicocca à Milan (2024-2025), au Eye Filmmuseum à Amsterdam (2023) et au Fresnoy à Tourcoing (2023). Son travail a été présenté à la Biennale de Venise (2013, 2022), à la documenta fifeen (2022) et dans les principaux festivals de cinéma internationaux. En 2021, elle a fondé DAVRA, un collectif dédié à la connaissance culturelle de l'Asie centrale.

 

Photo : © Art Basel Awards

Dilda Ramazan est curatrice et doctorante à Sorbonne Université et elle siège au Advisory Council du Pitt Rivers Museum d’Oxford. Ses recherches portent sur les scènes de l’art contemporain au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Kirghizistan durant la période post-indépendance, dans une perspective comparative. Parmi ses projets curatoriaux récents figuent une exposition collective de peintres karakalpaks à la Salle centrale d’exposition de Tachkent, ainsi que « YOU ARE HERE. Central Asia », co-curatée avec Aida Sulova à la Fondazione Elpis de Milan.


Formée en scénographie à l’Université d’art et de design d’Helsinki, puis diplômée de l’ENSAD (Paris) et du Fresnoy (Tourcoing), Laura Gozlan vit et travaille à Paris. Nourris de références multiples, ses films mettent en scène des situations abruptes et des personnages ambigus, oscillant entre désir et (in)satisfaction, au sein d’environnements contrastés. À travers une série de microfictions dans lesquelles elle se met en scène, l’artiste documente les transformations de MuM, une figue androgyne qui navigue entre différents âges et états de conscience altérés. Marquées par une esthétique de la prothèse et de la sénescence, ses œuvres troublent les frontières du corps post-humain. Son travail a notamment été présenté dans le cadre d'expositions personnelles et collectives au Kunstraum Niederoesterreich (Vienne) en 2024, aux Bains-Douches (Alençon) en 2022, au MO.CO. (Montpellier) et à 40mcube (Rennes) en 2021, à FUTURA (Prague) en 2020, au CAC Parc Saint Léger en 2018 (Pougues-les-Eaux) et aux Rencontres de la photographie (Arles) en 2016.

Diplômé en histoire de l’art à l’École du Louvre et en études curatoriales à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Vincent Enjalbert est curateur et travailleur de l’art. Ses recherches universitaires ont porté sur l’émergence de réseaux d’artistes femmes en France et aux États-Unis depuis les années 1970, au prisme des travaux de la critique d’art Aline Dallier-Popper et de l’histoire de la A.I.R Gallery, à New York. Commissaire en résidence au sein du Théâtre des Expositions aux Beaux-Arts de Paris en 2021-2022, il a curaté l’exposition « Misfie » articulée autour des politiques de l’échec dans la création artistique et co-organisé l’événement « Nous ne sommes (toujours) pas quelque part » à partir de l’œuvre du cinéaste et curateur portugais Ernesto de Sousa, dans le cadre du Festival d’Automne. En parallèle de ses activités curatoriales, il a été responsable des études à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, chargé de travaux dirigés en art moderne et art contemporain à l’École du Louvre et responsable du programme de résidence Art Explora x Cité internationale des Arts. En 2024, il a rejoint l’équipe de Bétonsalon en tant que responsable des expositions.

 

Photo : © Nadezhda Ermakova


Cécile B. Evans est un·e artiste américano-belge vivant et travaillant à Saint-Denis. Leur travail examine la valeur de l’émotion et sa capacité de rébellion lorsqu’elle entre en contact avec des structures idéologiques, physiques et technologiques. En 2024, l’artiste a été invité·e à réaliser un projet spécial par Miu Miu, et en 2025, iel a été chargé·e d’une installation in situ pour la 16e Biennale de Sharjah. Cécile B. Evans a auparavant réalisé de nouvelles commandes au Centre Pompidou (France), au Museo d’Arte Moderne di Bologna (Italie), à la Tate Liverpool (Royaume-Uni), à Lafayette Anticipations (France), à Tramway (Royaume-Uni), aux Serpentine Galleries (Royaume-Uni), au Castello di Rivoli (Italie), au Museum Abteiberg (Allemagne), à la Biennale de Berlin (Allemagne) et à la Biennale de Sydney (Australie). Leur travail a également été exposé à la High Line (États-Unis), à la Whitechapel Gallery (Royaume-Uni), au Haus der Kunst (Allemagne), à la Renaissance Society de Chicago (États-Unis), au Singapore Art Museum, au Mito Art Tower (Japon), entre autres. Les films de Cécile B. Evans ont été présentés dans des festivals tels que le New York Film Festival et le Festival international de Rotterdam. Leur travail fait partie de collections publiques telles que le MoMA de New York (États-Unis), le Whitney Museum (États-Unis), le Centre Pompidou (France), le Louisiana Museum of Modern Art (Danemark) et le National Museum of Modern and Contemporary Art de Séoul (Corée du Sud).

Juliette Desorgues est commissaire d’exposition et autrice, basée à Paris. Formée en histoire et théorie de l’art à l’Université d’Édimbourg, à l’Université de Vienne et à University College London, elle développe une pratique curatoriale internationale de manière indépendante ainsi qu’au sein d’institutions. De 2019 à 2021, elle a été curatrice à MOSTYN (Llandudno, Pays de Galles), et de 2013 à 2017, commissaire associée à l’Institute of Contemporary Arts, Londres. Elle a également occupé des fonctions curatoriales à la Barbican Art Gallery, Londres, et à la Generali Foundation, Vienne. En tant qu’autrice, elle écrit régulièrement des textes pour des monographies et contribue également à des publications telles qu’Art Basel Stories, Art Monthly, Frieze, Mousse et Spike. Elle est membre du conseil d’administration de la Fondation Jacqueline de Jong.

 

Photo : © Rob Kulisek


Le jury

Présidente : Jeanne Brun, directrice adjointe chargée des Collections, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne

Membres :

  • Camille Morineau, conservatrice, co-fondatrice et cheffe de cellule AWARE, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne
  • Philippe Bettinelli, conservateur au Service Nouveau Médias, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne
  • Myriam Mihindou, artiste, lauréate du prix AWARE Nouveau Regard en 2022
  • Victorine Grataloup, directrice du Triangle-Asterines, coprésidente de DCA
  • Salimata Diop, commissaire d’exposition
  • Sébastien Faucon, directeur conservateur au LAM, Villeneuve d’Ascq

Éditions précédentes

2025

Tsuneko Taniuchi
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Rose K. Bideaux
Gabrielle Manglou
Lauréate du Prix Nouveau Regard
Nommée par Horya Makhlouf


2024

Katerina Thomadaki, pour son œuvre commune avec Maria Klonaris
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Antoine Idier
Laura Huertas Millán
Lauréate du Prix Nouveau Regard
Nommée par Noelia Portela


2023

Rose Lowder
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Salma Mochtari
Louisa Babari
Lauréate du Prix Nouveau Regard
Nommée par Salma Mochtari


2022

Laura Lamiel
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Camille Richert
Myriam Mihindou
Lauréate du Prix Nouveau Regard
Nommée par Alicia Knock


2021

Barbara Chase-Ribout
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Eva Barois De Caevel
Gaëlle Choisne
Lauréate du prix
Nommée par Thomas Conchouù


2020

Marie Orensanz
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Élise Atangan
Tiphaine Calmettes
Lauréate du prix
Nommée par Élise Atangana


2019

Hélène Bertin
Lauréate du prix
Nommée par Céline Poulin
Jacqueline de Jong
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Gallien Déjean


2018

Violaine Lochu
Lauréate du prix
Nommée par Géraldine Gourbe

 
Vera Molnár et Nil Yalter
Lauréates ex-aequo du prix d’honneur
Vera Molnár nommée par Géraldine Gourbe et Nil Yalter
nommée par Clément Dirié2017


2017

Laëtitia Baudaut Haussmann
Lauréate du prix
Nommée par Sébastien Faucon
Judit Reigl
Lauréate du prix d’honneur
Nommée par Annabelle Ténèze