Exposition
Chagall Ever Crossing
24 nov. 2026 - 28 mars 2027
24 nov. 2026 - 28 mars 2027


Marc Chagall, « La Chute d'Icare », 1974 / 1977 - © Adagp, Paris - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Hélène Mauri/Dist. GrandPalaisRmn
L’exposition « Chagall, Ever Crossing » entend s’affranchir des approches antérieures pour proposer une autre lecture de l’œuvre de Marc Chagall (1887-1985), centrée sur ses enjeux esthétiques. Elle s’attache à montrer comment, peintre mais aussi sculpteur, l’artiste a élaboré formellement les thèmes qui traversent son œuvre. Organisé en six chapitres, le parcours entend ainsi renouveler le regard porté sur l’un des artistes de la modernité parisienne les plus appréciés en Corée.

Marc Chagall, « La Chute d'Icare », 1974 / 1977 - © Adagp, Paris - Crédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Hélène Mauri/Dist. GrandPalaisRmn
La première section retrace l’évolution de la peinture du jeune Chagall, né en 1887 à Vitebsk, en Biélorussie.
Après son installation à Paris en 1911, son langage gagne en intensité chromatique et en audace formelle. Dans la « ville lumière », il assimile les apports du cubisme, transformant les scènes du shtetl en compositions hybrides d’une grande inventivité. La Première Guerre mondiale interrompt cet élan et le contraint à regagner une Russie bientôt bouleversée par la Révolution de 1917.
Son mariage avec Bella Rosenfeld inaugure alors une période heureuse et féconde, qui renouvelle son inspiration. De retour en France en 1923, Chagall développe une peinture figurative aux accents plus classiques, tout en faisant resurgir ses souvenirs russes, comme autant d’images affleurant des profondeurs de la mémoire.
L’occupation allemande l’oblige à s’exiler aux États Unis en 1941. Cette période est marquée par l’expérience de la perte, celle de son peuple anéanti comme celle, intime, de Bella.
Après la guerre, Chagall retrouve la France et la lumière du Midi, qui transforme sa palette. Il élargit alors son champ de création en explorant la céramique et la sculpture en taille directe. Cette ouverture à la diversité des techniques et des médiums constitue le cœur du dernier chapitre, consacré à son aspiration à une véritable synthèse des arts.
Peintures, sculptures, reproductions, films sur les œuvres monumentales in situ – les mosaïques, les vitraux et le plafond de l’Opéra de Paris – et films permettent de saisir l’unité profonde de son univers visuel, fondé sur un dialogue constant entre matière, couleur et lumière.
Où
Centre Pompidou Hanwha, Séoul
63 Building, 50 63-ro, Yeongdeungpo-gu, Seoul

Quand
24 nov. 2026 - 28 mars 2027
10h - 18h, tous les mardis, jeudis, vendredis, dimanches10h - 21h, tous les mercredis, samedis
Fermé le lundi