Prélude !
3 week-ends pour découvrir en avant-première
le Centre Pompidou Francilien à Massy
- Week-end #1, sur le thème de l'architecture
Samedi 17 octobre, 14h-19h
Dimanche 18 octobre, 10h-19h - Week-end #2, sur le thème de la nature et du territoire
Samedi 24 – Dimanche 25 octobre, 10h-19h - Week-end #3, sur le thème du collectif
Samedi 31 octobre – Dimanche 1er novembre, 10h-19h
Découvrez toute la programmation, les artistes invité·es.
Week-end #1
Architecture
Samedi 17 octobre, 14h30-16h
Dimanche 18 octobre, 14h30-16h
Le Centre Pompidou et l'architecture :
• Vie d’une œuvre de la collection architecture : de son acquisition à sa présentation
• La chenille, naissance d’une icône architecturale
Rencontres
Samedi 17 octobre, 14h45 / 16h45
Dimanche 18 octobre, 14h15 / 16h45
Alexander Vantournhout et la compagnie Not Standing
Frames: Pedestal, Skyroom, Window Frame
Performance en 3 tableaux
Avec Frames, le chorégraphe Alexander Vantournhout sort du périmètre de la scène pour jouer avec celui du cadre. En trois performances équilibristes, repensées pour les espaces du Centre Pompidou Francilien, cette version in situ de Frames réoriente le regard.
Quelle est l’importance d’un cadre pour une peinture, d’un socle pour une sculpture ? Que se passe-t-il si on les retire ? Ou, inversement, que se passe-t-il si l’on retire l’œuvre ? Frames explore cette relation entre le cadre et l’œuvre d’art, en plaçant l’art physique de Not Standing dans trois installations qui ouvrent de nouveaux terrains de jeu et encadrent le regard autrement. Les quatre performeur·euses y grimpent et s’y suspendent, engagés dans la recherche d’un équilibre basé sur la coopération des corps. Frames offre des perspectives inédites – de face, de côté et même d’en bas – sur ces installations dansées, libérant les imaginaires pour un moment de poésie singulier.
Au cours de la dernière décennie, Alexander Vantournhout a créé une œuvre marquante et diversifiée, avec des performances de groupe comme Foreshadow (2023) et Contre-jour (2021), des solos tels que VanThorhout (2022) et ANECKXANDER (2015) et des duos comme every_body (2024) et Through the Grapevine (2020). Avec Frames, il tisse une suite à la performance in situ SCREWS (2019). La compagnie Not Standing invite une fois de plus à troquer le confortable siège de théâtre pour une exploration des limites du corps, de l’espace et de la perspective visuelle.
Alexander Vantournhout est artiste en résidence au Kunstencentrum VIERNULVIER à Gand et artiste associé du CENTQUATRE à Paris. Il est ambassadeur culturel de la ville de Roulers et bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets.
Concept & chorégraphie : Alexander Vantournhout
Interprété par : Chia-Hung Chung, Axel Guérin, Esse Vanderbruggen & Malkom Georgoulis
Créé par : Chia-Hung Chung, Axel Guérin, Emmi Väisänen & Alexander Vantournhout
Dramaturgie : Sébastien Hendrickx & Rudi Laermans
Collaboration à la recherche : Charlotte Cétaire, Mélusine Lavinet-Drouet, Petra Steindl & Esse Vanderbruggen
Costumes : Patty Eggerickx, assisté par : Coline Paquet et Isabelle Airaud. Prints : Daniel Henry Studio
Constructions métalliques : Willy Cauwelier
Constructions en bois : Bram Dobbelaere
Tour management : Frans Brood Productions
Administratrice de la compagnie Not Standing : Esther Maas
Technique : Bram Vandeghinste, Bert Van Dijck, Lukas Vanhoutte
Techniciens en tournée : Bram Vandeghinste, Bert Van Dijck, Siebe Coorevits, Lukas Vanhoutte
Production & gestion des tournées : Janne Coonen & Kiki Verschueren
Communication : Kiki Verschueren
Production : Not Standing
Coproduction : Kunstencentrum VIERNULVIER, Gand (BE), Les Halles de Schaerbeek (BE), Le CENTQUATRE (Paris), Le Carreau Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan (FR), Scène nationale Carré-Colonnes Blanquefort (FR)
Créé avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, via Flanders Tax Shelter
Avec le soutien des autorités flamandes
Samedi 17 octobre, 16h-17h30
6 rencontres avec Philippe Chiambaretta
Avec Nicolas Samsoen, Emmanuelle Bourneuf, Alexia Fabre, Claude Mollard, Bernard Plattner et Boris Hamzeian
Discussions
Dimanche 18 octobre, 16h-17h30
6 rencontres avec Philippe Chiambaretta
Avec l’équipe PCA-STREAM (Sébastien Truchot, Pauline Detavernier et Salomé Rigal), Bas Smets, Klaas de Rycke (Bollinger & Grohmann), Hélène Vassal, Marie-Ange Brayer,Jean-Philippe Mesguen et Nicolas Bourriaud
Discussions
Week-end #2
Nature et territoire
En partenariat avec l'Office français de la biodiversité
Samedi 24 octobre, 11h / 16h15
Ola Maciejewska
Loïe Fuller: Research
Performance
Avec Loïe Fuller: Research, la chorégraphe Ola Maciejewska propose un nouveau regard sur les danses serpentines inventées par Loïe Fuller au début du 20e siècle. Attirée par cette entité sculpturale composée de textile, de tiges de bambou, de sons, d'air et de la force centrifuge du corps dans une boucle active, Ola Maciejewska déconstruit cette référence historique à travers des formes hybrides. L'invisible et le visible, le matériel et l'éphémère, le réel et l'imaginaire s'entremêlent avec soin pour jouer avec ce qui est donné à voir. Ola Maciejewska a « négocié avec un fantôme » – l'expression est la sienne – et a joué avec l'histoire de la danse afin de créer un poème visuel, un conte fantastique.
À l’intersection de la danse, de la sculpture et des arts visuels, la pratique chorégraphique d’Ola Maciejewska se concentre sur les conditions à travers lesquelles le mouvement est produit comme résultat d’une interdépendance relationnelle. Elle considère l’histoire de la danse et ses archives comme une matière vivante plutôt que comme un héritage fixe, notamment dans le dialogue qu’elle soutient avec les œuvres de Loïe Fuller et de Simone Forti – dont la robe dansante et les dance constructions ont reconfiguré notre compréhension du corps en mouvement.
Cette exploration se traduit dans des solos, Loïe Fuller: Research (2011) et The Second Body (2023), comme des pièces de groupe ONGOING (2026), ou le projet Serpentine Dance Club (2025), un dispositif de transmission dédié à la danse serpentine, où les lignées historiques entrent en contact avec les corps et pratiques chorégraphiques contemporaines.
The Second Body, Serpentine Dance Club et ONGOING ont été développés avec le soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels.
Chorégraphie : Ola Maciejewska
Conception de l’Objet dansant : Jolanta Maciejewska
Interprété par : Jean Lesca
Développement, Production, Diffusion : Nicolas Chaussy – so we might as well dance
Administration : Caroline REDY - so we might as well dance
Production : so we might as well dance - Ola Maciejewska
Une commande du TENT Rotterdam/ NL
Avec le soutien de ZEEBELT THEATRE/ NL
Remerciements : Judith Schoneveld
Samedi 24 octobre, 14h30-15h15
Benoît Fougeirol et la Maison de la Banlieue et de l'Architecture
Traverser l'Essonne : photographie, nature et architecture
Discussion
À travers l’œuvre Point de Rupture, Benoit Fougeirol retrace le parcours de ses marches essonniennes, explorant la frontière entre la nature et l'architecture de ce territoire. Léa Vincelot-Segovia, directrice de la Maison de Banlieue et d’Architecture, co-autrice de l’ouvrage collectif Matière à Bâtir : Matériaux et vies bâtisseuses, des sols aux architectures franciliennes (2026), explore l’histoire sociale et environnementale qu’entretient l’architecture francilienne avec ses sols et son environnement.
Ensemble, Benoit Fougeirol et Léa Vincelot-Segovia traversent l’Essonne et son histoire par ses paysages, sa nature et son architecture.
Samedi 24 octobre, 16h15-16h45
Céline Clanet
La fabrique de Ground Noise
Conférence-Performance
La photographe Céline Clanet présente une conférence-performance inédite retraçant la fabrique de Ground Noise, projet photographique publié chez Actes Sud en 2023. Pour cette série d’images créées en collaboration avec l’INRAE (l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) et le soutien de l’EPA Paris-Saclay, Céline Clanet s’est intéressée au monde peu connu et rarement donné à voir des insectes et arthropodes.
En retraçant son protocole créatif mêlant exploration des forêts, prélèvements biologiques, minutie d’orfèvre, manipulation de haute technologie et regard poétique, elle remet en scène la fabrique de ses images à la frontière de la science et de l’art.
Céline Clanet (née en 1977 à Chambéry), diplômée de l’École nationale supérieure de la Photographie d’Arles, explore les lieux reculés, les paysages sauvages et leurs occupants. Depuis 2005, elle travaille sur l’Arctique, attentive aux mutations écologiques et aux tensions entre tradition et modernité. Ses projets, souvent en collaboration avec le monde scientifique, interrogent aussi notre relation au monde animal. Ses séries majeures incluent Máze (village sámi de Laponie norvégienne, Critical Mass Award 2010), Kola (Laponie russe, soutenu par le CNAP, 2018), et Les Îlots Farouches (Grande Commande Photographique nationale, exposé à la BnF et au Musée Nicéphore Niépce en 2024).
En 2023, Ground Noise est publié aux éditions Actes Sud et exposé aux Rencontres d’Arles. En 2024, Seconde Peau aborde la relation ancestrale entre humains et ours, en partenariat avec le Muséum de Toulouse et le laboratoire TRACES. En résidence à la Filature du Mazel en 2025, elle réalise Maquis sur la résistance dans la forêt du Mont Aigoual (Cévennes).
Son travail, exposé et publié internationalement, est présent dans les collections de la BnF, du CNAP, du Portland Art Museum (USA), et d’autres institutions. Elle a publié 8 monographies, dont Seconde Peau (2024), Ground Noise (2023), et Kola (2018).
Samedi 24 octobre, 17h30-18h30
Gildaa
Concert
Après son passage remarqué au festival de musique les Primeurs de Massy en 2025, Gildaa revient sur le territoire massicois pour un concert solo. Poétesse satirique, Gildaa habite dans l’œil de celui qui la regarde, quelque part entre la France et le Brésil. Elle chante bilingue, pense à l’envers et trimbale les mots entre absurde et mystique. Sa mémoire est comme un téléphone capricieux qui ne capte pas toujours ; elle y cherche ses maux. À la croisée de la chanson, du latin jazz et du RnB, Gildaa façonne un univers totalement libre et singulier, qui ne ressemble qu’à elle. Le 6 mars 2026, la chanteuse franco-brésilienne a dévoilé son premier album éponyme GILDAA. Elle n’est vraiment chez elle que sur scène, territoire où enfin tout le monde se rassemble, porte d’entrée vers son esprit où absurde et mystique sont intimement liés.
Écriture, composition, direction artistique : Camille Constantin Da Silva avec GILDAA – chant, kora, violon, percussions, machine à écrire
Collaboration artistique : Edouard Penaud et Yndi Da Silva
Son : Joachim Cairaschi
Lumières : Maël Burguière
Scénographie : Amina Rezig
PRODUCTION ALIAS
Avec le soutien de FoRTE, le Fonds régional pour les talents émergents de la Région Ile-de-France et le CENTQUATRE-PARIS
Dimanche 25 octobre, 14h-16h
Gabriel Fontana
Multiform
Jeu collectif, 3 sessions
Multiform est un nouveau sport d'équipe qui permet de penser et d’enseigner les notions d’empathie et d’inclusion sociale de manière alternative. Utilisant le sport comme une métaphore, ce projet offre un nouveau moyen d’appréhender les dynamiques sociétales. Il questionne la manière dont le sport reflète comme un miroir certaines normes et valeurs de la société. Des valeurs qui ne sont pas neutres et qui contribuent parfois à la reproduction de hiérarchies sociales et de logiques d’exclusion (sexisme, hétéronormativité, racisme, validisme…) Multiform est un terrain propice à toutes les déviations possibles.
Gabriel Fontana est diplômé de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne (France, 2015) et de la Design Academy d’Eindhoven (Pays-Bas, 2018). Il a revendiqué, dès son diplôme, une pratique transversale du design aux frontières de l'art visuel et de l’art vivant. Il explore la manière dont les idéologies façonnent les mouvements et inversement, en positionnant le design comme une pratique sociale et politique. Considérant le corps tel un outil d’apprentissage, son champ d’étude et de réflexion interroge la manière dont nos corps expriment, intériorisent et reproduisent des normes sociales et genrées. Au travers de nouvelles formes de pédagogie, de jeux et de chorégraphies, son travail artistique propose des outils d’exploration et d’expérimentation visant à déconstruire ces normes et à repenser nos relations sociales. C’est dans ce contexte que le sport est devenu son terrain de recherche et son outil d’action principal. Le travail de Gabriel Fontana invite à se réapproprier les espaces sportifs et à réinventer leur pratique en tant que véritable pédagogie queer, profondément émancipatrice.
Multiform a été développé par le designer Gabriel Fontana en collaboration avec la chercheuse Nathanja van den Heuvel (Institut de Philosophie, Université de Leiden), les écoles primaires et collèges de Rotterdam (Pays-Bas) et la coopérative Afrikaanderwijk. Ce projet a été récompensé par le prix du Forum Design de Paris et le Rotterdam New Talent Award 2018.
Dimanche 25 octobre, 16h30-17h15
Les histoires de la Bièvre
Discussion avec Hervé Cardinal, Directeur des services techniques du Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Vallée de la Bièvre (SIAVB) et lecture de Riverwork de Lisa Robertson. Animée par Aurore Coulaud, journaliste chez Libération
Discussion et lecture
La Bièvre, rivière reliant le sud francilien et Paris, partiellement recouverte en raison de sa forte pollution industrielle, est, depuis le début du siècle, peu à peu redécouverte. À travers Riverwork, Lisa Robertson, retrace l’histoire méconnue de la Bièvre et des femmes qui ont vécu et travaillé sur ses bords. Avec Hervé Cardinal, responsable des travaux de renaturation de la rivière, leur regard se croisent pour découvrir une histoire sociale et environnementale de ce cours d’eau.
Dimanche 25 octobre, 17h30-18h30
Malo Patron
Correspondance d’un bassin versant
Atelier d’écriture autour de la Bièvre
L'artiste Malo Patron invite à participer à l’une des séances d'un cycle d'écriture collective intitulé Écrire la Bièvre. Correspondance d'un bassin versant, qui fait correspondre des riverain·es tout au long de la rivière. Au cours de cet atelier, déjà animé avec différents publics à Guyancourt, Jouy-en-Josas, Fresnes, Arcueil, Paris 13e, les participant·es découvrent des expériences vécues, des souvenirs, des usages et des histoires de la Bièvre, et invité·es à adresser une lettre à un autre territoire. Entre lecture et écriture, cet atelier relie les représentations d'une rivière fracturée territorialement entre ruralité et urbanité, et écologiquement, entre zone protégée et canalisation.
Malo Patron, né en 1995, est écrivain et artiste performeur. Depuis 2021, suite à la découverte de l’art des murales de Sardaigne, Malo Patron met l'exploration de l'espace public au centre de sa pratique d'écriture poétique. Chaque performance s'ancre dans un endroit spécifique, un quartier, un trajet, une place. Il s’intéresse aux chemins de l’eau en ville, et plus particulièrement aux rivières urbaines avec Écrire la Bièvre. Initié en 2024, ce projet développe une continuité des multiples imaginaires de cette rivière, partiellement disparue, à travers des performances d'écriture et des ateliers à l'échelle du bassin versant.
Une exposition « Écrire la Bièvre » est visible à l'Écomusée de Fresnes de juin à septembre 2026, avec une programmation hors les murs, disponible sur le site de l'artiste Son travail est soutenu par diverses institutions au niveau européen (programme PENCE, Instituts Français, Goethe Institut de Palerme), et au niveau national par des structures culturelles franciliennes principalement autour de la Bièvre, comme le Musée de la Ville de Saint-Quentin-en-Yvelines, le Musée des Égouts de la ville de Paris ou l’Écomusée de Fresnes.
Dimanche 25 octobre, 17h45-18h30
Hicham Berrada et Laurent Durupt
Présage
Performance
© Adagp, Paris 2026. Photo courtesy Hicham Berrada
Comme un peintre dont les pigments et pinceaux seraient le chaud, le froid, le magnétisme, la lumière, l’artiste Hicham Berrada, utilise les phénomènes physiques, chimiques et biologiques pour réaliser ses œuvres. Pour « Prélude ! », il active la performance Présage, pour laquelle il plonge les spectateur·rices dans une salle obscure face à un grand écran sur lequel il projette la manipulation qu’il réalise en direct. Des filaments, des nuages, des gouttes se mélangent et/ou mutent en de nouvelles couleurs et nouvelles formes. Symbole de formes de vie, à la façon d’un récif corallien proliférant ? Ou champignons vénéneux et superbes ? Ni inventeur, ni scientifique, l’artiste joue avec les propriétés des matériaux qu’il manipule pour créer des univers quasi fantastiques.
Hicham Berrada, né en 1986 à Casablanca et installé dans le nord de la France, unit science et poésie dans ses œuvres. Son travail a été exposé au Centre Pompidou et dans des institutions comme le Louvre-Lens, le Palais de Tokyo, la Punta della Dogana (Venise) ou le ZKM (Allemagne), ainsi que dans des biennales à travers le monde (Lyon, Taipei, Yokohama, etc.).
Il a présenté ses performances à la Villa Médicis où il était artiste en résidence, au Maxxi (Rome) et lors des Nuits Blanches (Paris, Bruxelles, Melbourne).
Week-end #3
Jouer collectif
14h-16h
Gabriel Fontana
Fluid Field (Terrains vagues)
Jeu collectif, 3 sessions
Terrains vagues utilise la cartographie laser pour projeter un terrain évolutif qui change de superficie et de forme, repositionnant constamment les participant·es dans cet environnement mouvant. Jusqu’à quel point un espace façonne-t-il alors les comportements ? Engageant une réflexion sur la manière dont le sport n’a de cesse de ranger et d’ordonner les corps, Terrains vagues pose une question essentielle : ne peut-on pas jouer sur le même terrain indifféremment de son genre, de son handicap ou de son âge ?
Gabriel Fontana est diplômé de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne (France, 2015) et de la Design Academy d’Eindhoven (Pays-Bas, 2018). Il a revendiqué, dès son diplôme, une pratique transversale du design aux frontières de l'art visuel et de l’art vivant. Il explore la manière dont les idéologies façonnent les mouvements et inversement, en positionnant le design comme une pratique sociale et politique. Considérant le corps tel un outil d’apprentissage, son champ d’étude et de réflexion interroge la manière dont nos corps expriment, intériorisent et reproduisent des normes sociales et genrées. Au travers de nouvelles formes de pédagogie, de jeux et de chorégraphies, son travail artistique propose des outils d’exploration et d’expérimentation visant à déconstruire ces normes et à repenser nos relations sociales. C’est dans ce contexte que le sport est devenu son terrain de recherche et son outil d’action principal. Le travail de Gabriel Fontana invite à se réapproprier les espaces sportifs et à réinventer leur pratique en tant que véritable pédagogie queer, profondément émancipatrice.
L’expérience du collectif dans l’art et le sport
Avec Aristide Barraud, Gabriel Fontana et Chloé Wary
Discussion
Natif de Massy, Aristide Barraud était joueur de rugby professionnel avant d'être contraint de mettre fin à sa carrière en raison des blessures qu'il a subies lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
En 2017, il écrit son premier livre Mais ne sombre pas publié aux éditions du Seuil. Entre 2018 et 2019, il collabore avec L’Équipe et Le Monde comme chroniqueur et photographe. Son travail de collage et d’écriture dans les rues et sur les toits de Paris comme de la banlieue parisienne est remarqué par des critiques d’art. En 2020, il est choisi par l’artiste JR pour intégrer la section Art & Images de l’école Kourtrajmé. Il expose au Palais de Tokyo pour « Jusqu’ici tout va bien » dans le cadre des 25 ans du film La Haine. Cette exposition lance sa carrière artistique. En 2023, son projet Ailleurs ? au Centre Pompidou rassemble 25 000 personnes dans une œuvre participative.
Il expose aujourd’hui à Rome, Tokyo, Florence, Venise, Paris. En mars 2026 est sorti Santuario son premier projet musical. Le 31 octobre 2026 sort son deuxième EP, Grand Ensemble.
Gabriel Fontana est diplômé de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne (France, 2015) et de la Design Academy d’Eindhoven (Pays-Bas, 2018). Il a revendiqué, dès son diplôme, une pratique transversale du design aux frontières de l'art visuel et de l’art vivant. Il explore la manière dont les idéologies façonnent les mouvements et inversement, en positionnant le design comme une pratique sociale et politique. Considérant le corps tel un outil d’apprentissage, son champ d’étude et de réflexion interroge la manière dont nos corps expriment, intériorisent et reproduisent des normes sociales et genrées. Au travers de nouvelles formes de pédagogie, de jeux et de chorégraphies, son travail artistique propose des outils d’exploration et d’expérimentation visant à déconstruire ces normes et à repenser nos relations sociales. C’est dans ce contexte que le sport est devenu son terrain de recherche et son outil d’action principal. Le travail de Gabriel Fontana invite à se réapproprier les espaces sportifs et à réinventer leur pratique en tant que véritable pédagogie queer, profondément émancipatrice.
Autrice de bande dessinée, footballeuse, passionnée par les récits de vie en banlieue, Chloé Wary dessine et raconte des histoires de fiction, à partir du réel. Les personnages qui peuplent son univers sont en quête de chemins alternatifs, ils et elles sont en mouvement, en résistance avec l'assignation aux rôles de genre ou de classe, pour tenter de redéfinir par eux-même la portée de leur existence. Depuis 2019, elle a publié aux éditions FLBLB, Saison des roses (2019) où elle dresse le portrait d’un club de foot féminin qui lutte pour sa survie, Rosigny Zoo (2023) où un simple terrain vague de banlieue a priori sans intérêt devient le symbole d’une lutte commune et l’épicentre de la cohésion sociale, plus récemment le flipbook Claquer une praline/Fumer le ballon (2026). Elle est également l'autrice de Big Bang Cunni (Monte en l’air, 2025), une BD où humour et révolte sexuelle font le ménage du patriarcat, ainsi que Beethov sur Seine (Steinkis, 2020), La Queen (collectif, Casterman 2020), Conduite interdite (Steinkis, 2017) et le jeu de société dédié à la culture footbalisique, Dreamteam (La Ville Brûle, 2021).
17h45-18h30
Aristide Barraud
Grand ensemble
Concert
Écrivain, photographe, plasticien et aussi ancien joueur de rugby formé à Massy, Aristide Barraud renoue avec son territoire d’enfance qu’il n’a jamais vraiment quitté.
Dans ses œuvres, tout part d’un lieu, son environnement, les gens qui l’habitent, la mémoire collective et les trajets qui en partent où qui y reviennent, à l’image de son projet Ailleurs ? dévoilé sur la Piazza du Centre Pompidou en juin 2023 dans le cadre de la Nuit Blanche. Pour « Prélude ! », ce point central, c’est Massy. L’enfance, le stade de rugby, les trajets Massy-Paris, la découverte de Venise et désormais les aller-retours Venise-Paris-Massy, avec toujours en toile de fond son lien avec le Centre Pompidou, sa bibliothèque, son bâtiment et maintenant ses réserves au Centre Pompidou Francilien.
Avec Grand Ensemble, son nouvel EP qui sort le 31 octobre 2026, il tisse un nouveau récit en compagnie des rappeurs Nomane, Papy Teddy Bear, et du compositeur Nouveau Monica.
Natif de Massy, Aristide Barraud était joueur de rugby professionnel avant d'être contraint de mettre fin à sa carrière en raison des blessures qu'il a subies lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
En 2017, il écrit son premier livre Mais ne sombre pas publié aux éditions du Seuil. Entre 2018 et 2019, il collabore avec L’Équipe et Le Monde comme chroniqueur et photographe. Son travail de collage et d’écriture dans les rues et sur les toits de Paris comme de la banlieue parisienne est remarqué par des critiques d’art. En 2020, il est choisi par l’artiste JR pour intégrer la section Art & Images de l’école Kourtrajmé. Il expose au Palais de Tokyo pour « Jusqu’ici tout va bien » dans le cadre des 25 ans du film La Haine. Cette exposition lance sa carrière artistique. En 2023, son projet Ailleurs ? au Centre Pompidou rassemble 25 000 personnes dans une œuvre participative.
Il expose aujourd’hui à Rome, Tokyo, Florence, Venise, Paris. En mars 2026 est sorti Santuario son premier projet musical. Le 31 octobre 2026 sort son deuxième EP, Grand Ensemble.
En continu
Samedi 17 octobre, 14h-18h
Dimanche 18 octobre, 11h-18h
Samedi 24 – Dimanche 25 octobre, 11h-18h
Samedi 31 octobre – Dimanche 1er novembre, 11h-18h
Visites guidées
Départ toutes les 30min
Flora Koel
Boidebou
Atelier jeune public, 6-12 ans
L’atelier « Boidebou » de Flora Koel est pensé comme un jeu de construction grandeur nature autour de branchages et d’autres matériaux réemployés. Petit·es et grand·es sont invité·es à assembler ces éléments entre eux, en composant avec leurs propriétés et leurs contraintes. Quelles que soient leur matière et leur consistance, la manipulation de ces éléments permet de découvrir comment construire en jouant sur l’équilibre et le déséquilibre. La tension et la malléabilité deviennent alors les liants de cette architecture collective, envisagée comme un paysage de forces en mouvement.
« Quel genre de designer ai-je envie d’être ? » Cette question que s’est posée Flora Koel a orienté toute sa pratique vers l’autonomie de fabrication et l’exploration du dehors. Elle est designer pluridisciplinaire spécialisée dans l’utilisation des ressources brutes et locales. Au-delà du travail qu’elle mène avec des collectivités sur des projets questionnant la production, les matériaux ainsi que les usages, Flora Koel développe des installations favorisant l’éveil, l’autonomie et la créativité des enfants pour des musées ou des lieux culturels tel que mille formes à Clermont-Ferrand, la Fondation Louis Vuitton, la Cité des Sciences et de l’industrie, la Petite Bibliothèque Ronde à Clamart, le Musée d’Art Contemporain de Lyon, le Musée des Mômes à Brest…
Flora Koel est diplômée d’un DNAT textile à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (2014), puis d’un DNSEP objet à l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (2017).