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Résumé

Resituant les premiers procès filmés, de celui de Nuremberg à ceux de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon, Christian Delage propose une introduction historique à la discussion sur le rôle des caméras dans le prétoire. Il rappelle que les conditions techniques du procès de Nuremberg étaient difficiles mais que la décision de projeter des images lors du procès, de filmer les archives du procès (réalisateur : John Ford) et de les mettre à disposition a eu un impact très fort, aussi bien au niveau politique, qu'historique. Il évoque ensuite l'héritage de cette jurisprudence et le procès Eichmann en 1961, en Israël, dont le tournage fut symboliquement confié à Leo Hurwitz, juif communiste américain. Enfin, il conclut sur les procès français de Barbie, Touvier et Papon que Robert Badinter, alors ministre de l'intérieur, a souhaité voir filmer afin de conserver leur trace mais pour lesquels la diffusion est restreinte pour une durée de 25 années...

L'intervention de Christian Delage est ponctuée par deux extraits de son film "Caméras dans les prétoires", que nous ne pouvons diffuser ici pour des raisons juridiques.

Information complémentaire

Table ronde, Cinéma 2, Centre Pompidou, 12/11/2007

Intervenants Claude Jorda
Harold Epineuse : animateur(s) / modérateur(s)
Barbara Villez : animateur(s) / modérateur(s)
Joël Hubrecht
Christian Delage