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Résumé

Jérôme Bindé pose l'hypothèse suivante : et si les sociétés transformées par ces technologies de la communication et de l'information étaient appelées à devenir des sociétés du savoir car elles seraient des sociétés du savoir partagé ? L'un des intérêts premiers du partage du savoir est un gain de temps et de coûts en évitant les redondances inutiles. Si il y a bien aujourd'hui une révolution des technologies il n'y a cependant pas de révolution du savoir. On pourrait plutôt la rapprocher de la Renaissance avec l'invention de l'impression. La différence majeure de notre révolution technologique avec la Renaissance est qu'on n'y trouve pas une juxtaposition des savoirs par strates historiques mais la coexistence des savoirs locaux et savoirs globaux. Les médias se sont en outre transformés : il y a interaction des médias et non plus simple juxtaposition. La seconde Renaissance du savoir se traduit donc par un accroissement du partage du savoir, numérique mais aussi qualitatif. Nous nous dirigeons aussi vers un nouveau contrat social de la science et de la société : dialogue constructif des scientifiques avec le public, nécessité de construire des programmes pluridisciplinaires, à la fois politiques et scientifiques. Les dispositifs de non partage comme les brevets n'apparaissent que temporaires car, sans partage des savoirs, il ne peut y avoir de grandes réussites scientifiques, comme le séquençage du génôme, par exemple : c'est le modèle du collaboratif, qui n'exclut pas la compétition.

Information complémentaire

Colloque, Grande salle, Centre Pompidou, 14/05/2007

Intervenants Jérôme Bindé
Roland Schaer : animateur(s) / modérateur(s)