Aller au contenu principal
Résumé

Pour Guy Hermet, la démocratie est un fait de civilisation qui a une position dans l'espace et dans le temps. Il n'y a pas de mode de gouvernement immortel. Elle n'est pas une affaire de culture mais de conjoncture. Or pour Guy Hermet, la conjoncture apparaît fatale : aujourd'hui se dessinent des problématiques d'identités, des problématiques liées à la place de la religion et des problématiques liées à une nouvelle lutte des classes. Cette conjoncture a pour lui comme horizon un affaiblissement du noyau central de la démocratie qui n'est plus au coeur des attentes des individus. Nous assistons au retour du populisme et au consensus de Pékin, après celui de Washington sur la bonne gouvernance :il s'agit de s'enrichir avec des attentes individuelles fortes, au sein d'un Etat de droit. Il développe l'idée de la sécularisation qui, pour lui, se substitue à la démocratie : des personnes individuelles qui ne veulent dépendre ni de Dieu, ni de la Communauté, mais qui fonctionnent cependant avec la religion ce qui s'oppose à notre conception très française de la laïcité.

Information complémentaire

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 05/10/2007

Intervenants Guy Hermet
Vincent Hugeux : animateur(s) / modérateur(s)