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Résumé

"Prendre la mesure du mouvement de mai-juin 1968 suppose d'aborder sa dimension ouvrière. Les mises en grève à partir du 13 mai, le plus souvent avec occupation, convoquent la mémoire du Front populaire et font espérer à certains contemporains,et redouter à d'autres, une jonction étudiants – ouvriers prélude à une révolution. Situation pré-révolutionnaire ? Révolution trahie ? ou simple, quoique puissant, mouvement social ? Plutôt que de disserter vainement sur le caractère révolutionnaire de la situation, il s'agit plutôt de porter l'attention sur le bruissement qui saisit le pays, et donc aussi les usines, et de montrer en quoi la prise de parole, nouée à des rencontres improbables entre acteurs sociaux, ainsi que la durée du mouvement favorisent une insubordination ouvrière, par-delà les reprises du travail en juin 1968." (Xavier Vigna)

Information complémentaire

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 16/02/2008

Intervenants Xavier Vigna
Antoine de Baecque : animateur(s) / modérateur(s)