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Résumé

Dans son intervention, Christian Guéry remarque tout d'abord que les représentations de la justice française sont assez rares au cinéma, sans doute pour des raisons culturelles (la justice est moins importante pour les Français que pour les américains) et des questions de procédure (plus statique, moins télégénique). Elles sont également très partielles puisque la justice civile n'y est quasiment jamais représentée, et enfin le plus souvent inexactes : de nombreuses invraisemblances sacrifient la réalité de la procédure et de la profession au profit du rythme et de l'action.

Christian Guéry commente ensuite l'image que le cinéma et la télévision donnent des acteurs judiciaires. Or cette image est dans l'ensemble assez théâtrale et plutôt négative. Le juge d'instruction est assimilé à un enquêteur cowboy, en conflit avec sa propre hiérarchie et le système en général. Le procureur de la République est une figure très répressive et négative et, enfin, l'avocat est un personnage très peu recommandable, cupide, parfois corrompu, et qui entrave généralement le fonctionnement de la justice...

Christian Guéry illustre son propos à partir d'exemples tirés notamment du film de Claude Chabrol "L'ivresse du pouvoir", de celui d'Yves Angelo "Les Ames grises" et de "Le juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier.

Information complémentaire

Table ronde, Petite salle, Centre Pompidou, 08/10/2007

Intervenants Harold Epineuse : animateur(s) / modérateur(s)
Christian Guéry