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Résumé

Arlette Farge propose une vision plus contrastée de Mai 68. En effet, pour elle, si l'histoire a eu du mal à empoigner Mai 68, c'est aussi parce que la brèche ouverte par les événements a mis longtemps à prendre sa place au niveau académique. Les nouveaux objets historiques comme les vies anonymes, les femmes, etc. n'ont pas été véritablement légitimés par l'Académie avant ces dernières années. En outre, parce que les acteurs et témoins de mai 68 se sont pensés comme « étant » l'histoire, la situation a été difficile à vivre pour leurs enfants.

A la suite de l'intervention d'Arlette Farge, la salle est invitée à poser ses questions et à intervenir. Une discussion s'engage notamment sur le conservatisme de l'Académie, malgré la loi Faure de 68, en opposition à l'ouverture du monde éditorial. La position des acteurs de 68 est également comparée, dans une perspective purement historique, avec la position des résistants de la seconde guerre mondiale. En revenant sur le traitement actuel de l'historiographie habitée par 68, se pose donc la question de savoir si une véritable approche polyphonique est en marche et si l'affrontement historien/témoin est bien dépassé.

Enfin l'histoire de Mai 68 est replacée dans le contexte national et international et une vision des conséquences plus politiques des événements, notamment sur le type de lutte, est évoquée.

Information complémentaire

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 16/02/2008

Intervenants Antoine de Baecque : animateur(s) / modérateur(s)
Philippe Artières
Arlette Farge
Yann Potin
Vincent Lemire