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Résumé

La mondialisation suscite deux craintes contradictoires : la crainte de l'uniformisation, la crainte du relativisme et donc de la clôture des identités sur leurs particularités.

Pour expliquer ce paradoxe, Marcel Gauchet tente une approche plus historique de la mondialisation. S'accordant sur l'aspect subi de cet événement avec Zaki Laïdi et Raphael Enthoven, il réfute également la monopolisation de cette problématique par les économistes. Entre la donnée de fait que représente le mondial et l'exigence de droit qu'est l'universel, il nous faut nécessairement apprendre à construire une articulation. Pour lui, la vraie première mondialisation remonte à la période 1880-1914. Il s'agissait alors d'une mondialisation impérialiste. La second mondialisation, aujourd'hui, est totalement différente parce qu'elle est décentrée et exclue donc toute domination universelle. Elle doit donc faire l'objet d'une appropriation d'autant plus complexe qu'elle est "forcée". Face à l'apparent relativisme intégral que suppose cette absence de domination, il y a en fait un universel particulier qui a rendu possible la mondialisation : un noyau scientifico-technique. Marcel Gauchet s'interroge alors pour déterminer jusqu'à quel point s'étend cet universel.

Information complémentaire

Conférence - Débat, Petite salle, Centre Pompidou, 11/12/2006

Intervenants Raphaël Enthoven : animateur(s) / modérateur(s)
Marcel Gauchet