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Marie Rebecchi

Le vivant révélé par la technique

Marathon

Le marathon propose une série d’interventions présentées en alternance avec des séquences audiovisuelles ou performatives.

Quatre brèves rencontres organisées sur le principe du mélange et du dialogue entre spécialités : artistes, chercheurs, chercheuses, philosophes, anthropologues, historiens, historiennes de l’art et du cinéma, pour approfondir les sujets abordés dans l’exposition « Matières d'image », et faire écho à l'« écologie des images » par une « écologie des voix ». 

 

  • Solar Share : avec Nicolas Maigret et Antonio Somaini
  • Puissances du végétal : avec Luce Lebart et Perig Pitrou
  • Écologies artificielles : avec Emanuele Coccia et Grégory Chatonsky
  • L’image morphogénétique : avec Hicham Berrada et Chiara Vecchiarelli

Rencontre-performance

Lundi 8 février 2021 à 17h30


Une pensée écologique des images est tout d’abord une pensée par images des rapports à ce qui nous environne.

Ce qui nous entoure entretient un rapport avec toute image capable de documenter et enregistrer la vitalité qui parcourt les êtres vivants. Une écologie des images nous révèle donc à ces différents milieux de la vie (animale, végétale, minérale), à ces êtres qui la peuplent, et dont les temporalités si souvent nous échappent.

 

Cette pensée écologique permet d’observer la nature comme une manifestation technique, tout en remettant en cause la nature même de l’observation. De nombreux artistes interrogent aujourd’hui l’opposition entre nature et technique, documentant, par une ingénieuse nature seconde, que la photographie n’est autre qu’un prolongement de la photosynthèse et que les micro-organismes génèrent déjà des « images vivantes ».

Une écologie des images est donc une pensée du devenir de l’image, une image qui mute et se transforme dans son travail de réenchantement du monde. 

 

Une pensée écologique des images est aussi une réflexion autour de la soutenabilité environnementale des médias optiques numériques et de l’hyper-circulation des images en réseaux. Une pensée « iconomique » à l’ère de l’empreinte carbone

 

 

*Suite à la crise sanitaire, le marathon est passé à un format fortement réduit. D’autres personnes étaient prêtes à s’engager dans cette aventure et qu’il faut ici remercier : Lia Giraud, Teresa Castro et Uriel Orlow, Abraham Poincheval et Riccardo Venturi, Anaïs Tondeur, Michael Marder et Jean-Michel Durafour, Jacopo Rasmi et Jacques Perconte.


Marie Rebecchi

Maître de conférences en Esthétique du cinéma à l’Université de Aix-Marseille et commissaire d’exposition.


Après des études de philosophie en Italie, Marie Rebecchi poursuit son travail de recherche et d’enseignement en France (à l'EHESS et à Paris 3 Sorbonne-Nouvelle). Avec Elena Vogman et Till Gathmann, elle organise les expositions « Sergeï Eisenstein. The Anthropology of Rhythm » (Nomas, Rome, 2017), « Eccentric Values after Eisenstein » (Espace Diaphanes, Berlin 2018), et en co-dirige la publication (NERO, 2017). Son livre Paris 1929. Eisenstein, Bataille, Buñuel (Mimésis, Images médiums, 2018) retrace l'histoire d'une série de rencontres qui ont eu lieu entre 1929 et 1930, lors du séjour de Sergueï Eisenstein à Paris.

Avec Teresa Castro et Perig Pitrou elle co-dirige le livre Puissances du végétal et cinéma animiste. La vitalité révélée par la technique (Les presses du réel, 2020).

Avec Antonio Somaini et Éline Grignard, elle organise l'exposition « Time Machine. Cinematic Temporalities » (Parme, 2020) et en co-dirige la publication (Skira, 2020).

Elle est aussi chercheuse invitée à l'Université de Lausanne (Faculté des Lettres, Section histoire et esthétique du cinéma) et travaille actuellement sur le projet « The Kaleidoscope. Optics, Abstraction, Psychedelia ».