Aller au contenu principal
Résumé

Historien, Philippe Artières propose de réfléchir à ce que peut signifier la lecture des archives Foucault. Rappelant l'exposition du Palais de Tokyo "24h Foucault" (2-3 octobre 2004) et notamment sur la vitrine de Thomas Hirschorn qui sélectionnait quelques-unes de ces archives, il affirme que les archives de Foucault ne peuvent pas être lues comme d'autres archives. Ni "génétiques", les archives de Foucault ne se situent pas en amont de son oeuvre, mais en aval : ce qui intéressait Foucault était plus l'usage qui était fait de son oeuvre que sa genèse, les archives de Foucault ne sont pas non plus des archives "trésor". Il n'y a pas pour l'archiviste de recherche d'inédits, de trésor caché car Foucault ne pratiquait pas la rétention, rendait tout public. Le travail de l'archiviste relève alors plutôt de l'établissement d'une géographie du travail foucaldien. Enfin, les archives Foucault ne sont pas ni des archives biographiques, ni des reliques. Ce sont essentiellement les archives d'un lecteur (il conservait toutes ses notes de lecture dont il faisait des dossiers thématiques), un lecteur du passé et du présent.

Information complémentaire

Rencontre, Petite salle, Centre Pompidou, 22/11/2004

Intervenants Françoise Gaillard : animateur(s) / modérateur(s)
Philippe Artières