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Résumé

Guy Haarscher relie fortement cette question à la question de l'exportation des idées des droits de l'Homme, des valeurs dites "universelles". Il relève que ces valeurs étaient très présentes dans le projet de constitution européenne que la France, notamment, n'a pas ratifié. L'adhésion à des valeurs universelles peut s'opposer à une vision qui reconnaît l'existence d'autres sortes de sociétés ou à une vision trop floue du contenu des valeurs universelles qui laisse la place à des distorsions et finissent par en vider le contenu. En effet, il y a deux principales stratégies pour attaquer les valeurs démocratiques : une attaque frontale, qui était celle de l'ère soviétique et est celle des fondamentalismes de tous bords et qui présente le danger du passage à l'acte et de la violence ; une attaque plus subtile qui réinvestit les valeurs démocratiques en leur donnant un sens qui les corrompt. Entre ces deux stratégies, il existe naturellement un grand nombre de statégies nuancées.

Il est donc nécessaire d'avoir une connaissance aprofondie, détailler des valeurs universelles des droits de l'homme si l'on souhaite les défendre. L'approche idéologique de la démocratie, par exemple dans le cas de la démocratie militante peut également conduire à certains abus. A l'opposé, le communautarisme soulève de nombreux risques pour les démocraties puisqu'il opère une sélection des valeurs au-delà des intérêts des citoyens, en faveur des intérêts communautaires. Pour Guy Haarscher, il faut donc adopter une théorie du moindre mal afin de défendre les valeurs démocratiques sans les distordre.

Information complémentaire

Colloque, Petite salle, Centre Pompidou, 05/10/2007

Intervenants Bernard Poulet : animateur(s) / modérateur(s)
Guy Haarscher