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Résumé

Ce que l'on retient encore aujourd'hui de Camus, c'est la figure d'un penseur dont l'engagement politique et idéologique a été d'un poids tel qu'il a pu éclipser en partie le génie de l'écrivain et son intérêt pour l'art. L'analyse de son œuvre la plus complexe, La Chute, montre au contraire que, loin de séparer éthique et esthétique, c'est la critique même du pouvoir des mots et de leur ambivalence qui permet de mesurer la réussite littéraire exceptionnelle de cette étrange confession. Son style étant fondé sur l'étymologie des mots, selon Gérard Berthomieu, "Camus est l'un des plus grands manipulateurs de signes du 20ème siècle".

Information complémentaire

Rencontre, Petite salle, Centre Pompidou, 02/03/2020

Intervenants Gérard Berthomieu
Dans le cadre de la série Le pouvoir des mots, 10-04-2019
Quel est l'ancrage intime de la prise de parole des artistes ? A quelle source se nourrissent-ils ? Peut-on mesurer le « pouvoir des mots », ceux que l'on partage, ceux que l'on reçoit ? L'art du langage n'est-il pas avant tout politique ? Ce cycle de rencontres rassemblera des intervenants d'origines diverses qui viendront sonder les dimensions fictionnelles, scientifiques ou intimes, de notre rapport à la langue. Des artistes de stand up expliqueront en quoi la prise de parole a toujours une visée politique à travers le récit de soi. Des conteurs dialogueront avec des scientifiques, philosophes, journalistes pour éclairer les problématiques actuelles de ce métier de conteur moderne. De jeunes doctorants viendront présenter de façon concise et percutante leurs travaux de recherches. Et enfin, un chercheur en linguistique nous aidera à manipuler les mots grâce à la stylistique moderne, véritable science du langage, et tracera des repères dans l'histoire de la littérature contemporaine.
10/04/2019