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Summary

Le procès Eichmann (1961) est le premier grand récit à portée transnationale qui construit le génocide des Juifs en événement distinct dans la Seconde Guerre mondiale ; il marque également l?avènement du témoin au sens où l?histoire est désormais racontée par ceux qui en furent les victimes. Mais ce procès n?aurait pas eu le même impact s?il n?avait été intégralement filmé en vidéo pour

être diffusé auprès d?une audience internationale, grâce à la popularisation d?un nouveau medium, la télévision. Il constitue en ce sens la première ébauche d?un événement médiatique mondial. La télévision n?existant pas à cette époque en Israël, le tournage fut assuré par une compagnie américaine (Capital Cities Broadcasting Corporation) qui confia l?enregistrement au cinéaste Leo Hurwitz.

Nous étudierons la scénographie et les enjeux du procès ; le travail de préparation et les principales figures du filmage d?Hurwitz; enfin les divers usages de ces images.

Il s?agira de réfléchir en particulier aux interactions entre rituel judiciaire et dramaturgie télévisuelle, aux effets de productions de sens et d?altération du réel, au rôle joué par ces images dans la construction d?une mémoire de l?événement.

Cette séance est assurée conjointement par Annette Wieviorka et Sylvie Lindeperg qui présenteront les premiers résultats de leur recherche en cours.

Additional information

Projection - Conférence, Cinéma 2, Centre Pompidou, 08/12/2008

Speakers Annette Wieviorka
Sylvie Lindeperg
As part of the serie Regards critiques, 01-01-2008
Prolongeant son activité de programmation de films documentaires, la Bpi propose des rendez-vous réguliers d'analyse de films à partir de janvier 2008. Regroupés en cycles, ces rendez-vous sont confiés à un critique, un enseignant ou un programmateur qui fait partager sa conception de la critique. A chaque séance, leur conférence suivra la projection d'un film choisi aussi bien parmi les oeuvres majeures du cinéma documentaire que parmi les oeuvres plus novatrices de la production contemporaine. Le premier volet, intitulé "Histoire du cinéma sous influence documentaire" a été confié au cinéaste Jean-Louis Comolli. Le deuxième volet, intitulé "Histoires d'archives : lire les images du passé" est confié à l'historienne Sylvie Lindeperg Le troisième volet, intitulé "La part sonore du cinéma" est confié à l'ingénieur du son Daniel Deshays. Le quatrième volet, intitulé "Ceci n'est pas... un documentaire" est confié à Bernard Eisenschitz. Le cinquième volet, intitulé "Autre chose ? Le cinéma dit-il « autre chose »?", est confié à Carole Desbarats.
01/01/2008