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Summary

Projection de "Libera Me", d'Alain Cavalier, 1993 (extraits).

 

L'exemple est suffisamment rare pour devoir le montrer. Après "Thérèse" (1986), voilà un long-métrage de fiction qui, en raison de son contenu - la privation de liberté, la liquidation d'une population - abandonne dialogue et musique pour ne faire confiance qu'aux sons. Pourquoi une telle radicalité ? Comment ce principe peut-il tenir face à l'exigence de notre écoute insatiable, habituée à recevoir des films surchargés? De combien de sons a-t-on besoin pour faire « tenir » une image ? Face à ce modèle, il faudrait consulter Une histoire du cinéma de Jean-Luc Godard pour interroger l'épaisseur de ses sons. Comment peut-on distinguer et choisir dans la masse sonore? Comment faire un parcours d'écoute, dans la multiplicité instantanée des données qui nous sont si souvent offertes par le mixage ? Autant d'interrogations qui nous permettront de questionner l'hypothèse de l'épaisseur, d'une « verticalité » sonore cinématographique.

Additional information

Projection - Conférence, Cinéma 2, Centre Pompidou, 11/05/2009

Speakers Daniel Deshays
As part of the serie Regards critiques, 01-01-2008
Prolongeant son activité de programmation de films documentaires, la Bpi propose des rendez-vous réguliers d'analyse de films à partir de janvier 2008. Regroupés en cycles, ces rendez-vous sont confiés à un critique, un enseignant ou un programmateur qui fait partager sa conception de la critique. A chaque séance, leur conférence suivra la projection d'un film choisi aussi bien parmi les oeuvres majeures du cinéma documentaire que parmi les oeuvres plus novatrices de la production contemporaine. Le premier volet, intitulé "Histoire du cinéma sous influence documentaire" a été confié au cinéaste Jean-Louis Comolli. Le deuxième volet, intitulé "Histoires d'archives : lire les images du passé" est confié à l'historienne Sylvie Lindeperg Le troisième volet, intitulé "La part sonore du cinéma" est confié à l'ingénieur du son Daniel Deshays. Le quatrième volet, intitulé "Ceci n'est pas... un documentaire" est confié à Bernard Eisenschitz. Le cinquième volet, intitulé "Autre chose ? Le cinéma dit-il « autre chose »?", est confié à Carole Desbarats.
01/01/2008