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Résumé

Comment recevoir aujourd'hui l'émerveillement et l'effroi tout ensemble des spectateurs de la première séance du cinématographe Lumière ? Quelle était cette peur, cette surprise? Le cinéma s'est fondé sous le double signe du spectaculaire et de l'infra-visible : la locomotive surgissant sur l'écran et la tremblée des feuilles aux arbres du jardin. À partir de la projection de quelques-uns des films Lumière, cette séance inaugurale entend prendre acte des ambiguïtés qui marquent la naissance du cinématographe : entre « documentaire » et « fiction », entre science et magie, entre illusion et doute. D'emblée, les principaux paramètres de ce qui s'appellera plus tard « cinéma » sont posés dans leur ambivalence: le cadre est un cache, la profondeur de l'image une illusion, le mouvement lui-même un artefact et la caméra une bien drôle de machine… Nous tenterons de mesurer à la fois la distance qui sépare le spectateur d'aujourd'hui de celui des premiers films, et ce qu'ils ont – encore – en commun. (Jean-Louis Comolli)

Information complémentaire

Projection - Conférence, Cinéma 2, Centre Pompidou, 07/01/2008

Intervenants Jean-Louis Comolli
Dans le cadre de la série Regards critiques, 01-01-2008
Prolongeant son activité de programmation de films documentaires, la Bpi propose des rendez-vous réguliers d'analyse de films à partir de janvier 2008. Regroupés en cycles, ces rendez-vous sont confiés à un critique, un enseignant ou un programmateur qui fait partager sa conception de la critique. A chaque séance, leur conférence suivra la projection d'un film choisi aussi bien parmi les oeuvres majeures du cinéma documentaire que parmi les oeuvres plus novatrices de la production contemporaine. Le premier volet, intitulé "Histoire du cinéma sous influence documentaire" a été confié au cinéaste Jean-Louis Comolli. Le deuxième volet, intitulé "Histoires d'archives : lire les images du passé" est confié à l'historienne Sylvie Lindeperg Le troisième volet, intitulé "La part sonore du cinéma" est confié à l'ingénieur du son Daniel Deshays. Le quatrième volet, intitulé "Ceci n'est pas... un documentaire" est confié à Bernard Eisenschitz. Le cinquième volet, intitulé "Autre chose ? Le cinéma dit-il « autre chose »?", est confié à Carole Desbarats.
01/01/2008