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Résumé

Projection de "Lucebert, temps et adieu", de Johan van der Keuken

1962, 1966, 1994, 51 min.

 

C'est la grande liberté prise par Van der Keuken qui nous étonne dans ce triptyque consacré à l'oeuvre du peintre et poète hollandais Lucebert. Il approche la démarche de l'artiste, activant par le son autant l'à-plat des images que les espaces extérieurs qui entremêlent leurs couleurs. Il offre tour à tour au son et à l'image la place de la pâte colorée ou bien de la figure. Sa confiance dans la musique de son temps n'a d'égale que celle qu'il porte à ses sons, et cela tout au long de son oeuvre. Plus encore, il garde toujours la main sur sa musique, allant jusqu'à la ralentir pour qu'elle s'offre plutôt comme matière que comme illustration. Si, contrairement à

Tati, c'est dans le son direct qu'il puise ses énergies, ici les sons se libèrent de l'excès des liens synchroniques qu'ils ont trop l'habitude de subir. Les liens sont libres, le geste domine sur la toile comme avec l'intensité des sons. Van der Keuken nous trace un chemin dans la stratification enfin rassemblée des sons et des images.

Information complémentaire

Projection - Conférence, Cinéma 2, Centre Pompidou, 16/03/2009

Intervenants Daniel Deshays
Dans le cadre de la série Regards critiques, 01-01-2008
Prolongeant son activité de programmation de films documentaires, la Bpi propose des rendez-vous réguliers d'analyse de films à partir de janvier 2008. Regroupés en cycles, ces rendez-vous sont confiés à un critique, un enseignant ou un programmateur qui fait partager sa conception de la critique. A chaque séance, leur conférence suivra la projection d'un film choisi aussi bien parmi les oeuvres majeures du cinéma documentaire que parmi les oeuvres plus novatrices de la production contemporaine. Le premier volet, intitulé "Histoire du cinéma sous influence documentaire" a été confié au cinéaste Jean-Louis Comolli. Le deuxième volet, intitulé "Histoires d'archives : lire les images du passé" est confié à l'historienne Sylvie Lindeperg Le troisième volet, intitulé "La part sonore du cinéma" est confié à l'ingénieur du son Daniel Deshays. Le quatrième volet, intitulé "Ceci n'est pas... un documentaire" est confié à Bernard Eisenschitz. Le cinquième volet, intitulé "Autre chose ? Le cinéma dit-il « autre chose »?", est confié à Carole Desbarats.
01/01/2008