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Résumé

"Disneyland, mon vieux pays natal" (Arnaud des Pallières, 2000); "Scènes de chasse au sanglier" (Claudio Pazienza, 2007). Deux films récents au programme. J'ai rapproché ces deux films car ils creusent l'un et l'autre le rapport problématique entre prise cinématographique et prise de réel. Comment rencontrer pour le filmer ce réel qui se dérobe? Que peut-on faire de ce qui disparaît quand on le filme ? Avec celui de la mort, filmée, racontée, le thème de la disparition est commun aux deux films. Au terme ou presque de cette traversée de l'histoire du cinéma sous influence…, nous savons que le cinéma dit « documentaire » est capable des plus grandes opérations de fiction. Que faire de la mort dans un film qui ne soit pas la réduire à l'inconsistance rassurante de la virtualité, à l'amusement d'un jeu? Mais aussi: comment articuler dans un film le dépli du sens et le noué des formes ? La pointe la plus vive du cinéma actuel travaille cette relation – nécessité et cohérence – entre le sens et la forme, la lutte des idées et la conspiration des écritures.

Information complémentaire

Projection - Conférence, Cinéma 2, Centre Pompidou, 06/06/2008

Intervenants Jean-Louis Comolli
Dans le cadre de la série Regards critiques, 01-01-2008
Prolongeant son activité de programmation de films documentaires, la Bpi propose des rendez-vous réguliers d'analyse de films à partir de janvier 2008. Regroupés en cycles, ces rendez-vous sont confiés à un critique, un enseignant ou un programmateur qui fait partager sa conception de la critique. A chaque séance, leur conférence suivra la projection d'un film choisi aussi bien parmi les oeuvres majeures du cinéma documentaire que parmi les oeuvres plus novatrices de la production contemporaine. Le premier volet, intitulé "Histoire du cinéma sous influence documentaire" a été confié au cinéaste Jean-Louis Comolli. Le deuxième volet, intitulé "Histoires d'archives : lire les images du passé" est confié à l'historienne Sylvie Lindeperg Le troisième volet, intitulé "La part sonore du cinéma" est confié à l'ingénieur du son Daniel Deshays. Le quatrième volet, intitulé "Ceci n'est pas... un documentaire" est confié à Bernard Eisenschitz. Le cinquième volet, intitulé "Autre chose ? Le cinéma dit-il « autre chose »?", est confié à Carole Desbarats.
01/01/2008